Contrôles opérationnels en ISO 22000

Sommaire

Dans une entreprise agroalimentaire, la robustesse du dispositif de maîtrise repose sur des Contrôles opérationnels en ISO 22000 intégrés au pilotage quotidien des procédés. Leur rôle est d’apporter une preuve systématique que chaque étape à risque demeure sous contrôle, en lien avec l’analyse des dangers, les programmes prérequis et les points décisifs de surveillance. Conçus comme une boucle de maîtrise fondée sur des critères mesurables, ils s’alignent sur le cadre de gouvernance défini par ISO 22000:2018, notamment les exigences des clauses 8.5 et 9.1 (ancrages de conformité). En pratique, les Contrôles opérationnels en ISO 22000 doivent être planifiés, exécutés, enregistrés et revus selon une logique d’amélioration continue structurée, avec des revues planifiées (tous les 12 mois, clause 9.3) et des vérifications internes périodiques (tous les 6 mois, clause 9.2.2). Cette approche, articulée avec le plan HACCP, vise une maîtrise démontrable des limites critiques et des critères d’acceptation opérationnels, tout en assurant la traçabilité des preuves. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 ne se réduisent pas à une simple surveillance technique : ils formalisent des responsabilités, des fréquences et des réactions en cas de dérive documentées dans des procédures contrôlées (7.5). Ils rendent visibles les écarts, favorisent la décision rapide et soutiennent la conformité démontrable face aux audits de tierce partie et aux inspections, en alignant engagements de direction, compétences du personnel et dispositifs de vérification.

Définitions et termes clés

Contrôles opérationnels en ISO 22000
Contrôles opérationnels en ISO 22000

Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 regroupent l’ensemble des activités planifiées qui assurent la maîtrise effective des dangers significatifs identifiés par l’analyse HACCP. Ils s’appuient sur des programmes prérequis (PRP), des programmes prérequis opérationnels (PRPo) et des points critiques pour la maîtrise (CCP), chacun ayant un objet, des critères et des preuves distincts. L’ISO 22000:2018 précise la structuration documentaire (7.5), la maîtrise des processus externalisés (8.4) et la planification de la surveillance (9.1), afin d’encadrer les méthodes, fréquences et responsabilités. Un ancrage normatif typique consiste à relier chaque contrôle à un critère mesurable et à une réaction prédéfinie lorsque la limite opérationnelle est atteinte (8.5.1.4). Les enregistrements doivent permettre une traçabilité complète des résultats et des décisions, y compris la justification des tolérances et des actions correctives en cas de non-conformité (8.9.2).

  • PRP : conditions et activités de base prévenant les contaminations.
  • PRPo : mesures ciblées sur des dangers spécifiques non gérés par CCP.
  • CCP : étape où une maîtrise est essentielle et mesurée par des limites critiques.
  • Critère d’acceptation : niveau chiffré attestant de la maîtrise.
  • Action corrective : mesure pour éliminer la cause d’une non-conformité (8.5.2).

Objectifs et résultats attendus

Contrôles opérationnels en ISO 22000
Contrôles opérationnels en ISO 22000

Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 visent à prévenir les défaillances de maîtrise, à détecter précocement les dérives et à documenter la conformité par des preuves fiables. Ils contribuent à sécuriser les produits et à réduire la probabilité d’incidents, retraits ou rappels. Les résultats attendus incluent une baisse mesurable des non-conformités majeures, l’amélioration des temps de réaction, l’harmonisation des pratiques entre équipes et la consolidation d’indicateurs orientés décision. Un repère de gouvernance utile consiste à fixer des objectifs de maîtrise liés aux audits internes (par exemple, ≤ 2 écarts majeurs par cycle d’audit, clause 9.2) et à formaliser des seuils de réaction dans les procédures opérationnelles (7.5).

  • Identifier les points de contrôle essentiels et leurs critères mesurables.
  • Définir des fréquences réalistes et adaptées aux risques.
  • Attribuer clairement responsabilités et compétences requises.
  • Standardiser les enregistrements et la traçabilité des preuves.
  • Préciser les réactions à déclencher en cas de dérive.
  • Vérifier l’efficacité par des revues fondées sur des données.

Applications et exemples

Contrôles opérationnels en ISO 22000
Contrôles opérationnels en ISO 22000

Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 se déclinent à tous les stades de la chaîne : réception, préparation, transformation, conditionnement, stockage, distribution. Les exemples couvrent des contrôles physiques (températures, temps), chimiques (dosages, pH, activité de l’eau), microbiologiques (plans d’échantillonnage), organisationnels (réconciliations, libération de lot), et comportementaux (hygiène opérateur). Un ancrage opérationnel courant consiste à lier le contrôle à une limite chiffrée et à une réaction immédiate documentée (8.9.1), par exemple “arrêt de ligne si T° produit > 5 °C pendant > 30 min”. Les référentiels de formation appliquée, tels que NEW LEARNING, fournissent des cas concrets et des scénarios de mise en situation utiles pour homogénéiser les pratiques.

Contexte Exemple Vigilance
Réception matières Contrôle T° camions ≤ 4 °C, scellés intacts Étalonnage thermomètres (tous les 6 mois, 7.1)
Transformation thermique Atteindre cœur produit ≥ 75 °C pendant 1 min Validation thermique (8.5.1.3) et enregistreur
Nettoyage-désinfection ATP ≤ 100 RLUs post-nettoyage Fréquence de vérification quotidienne (9.1)
Allergènes Test résiduel < LOD avant changement Plan de séparation et purge documentée (7.5)

Démarche de mise en œuvre de Contrôles opérationnels en ISO 22000

Contrôles opérationnels en ISO 22000
Contrôles opérationnels en ISO 22000

Étape 1 — Cadrage et cartographie des processus

L’objectif est de clarifier le périmètre, d’identifier les flux produits et d’associer chaque étape à ses dangers potentiels. En conseil, l’accompagnement consiste à conduire des entretiens, analyser les plans, relever les paramètres critiques et formaliser une cartographie de processus assortie d’exigences (clauses 4.3 et 8.1). En formation, le travail porte sur l’appropriation de la logique flux-risque et sur des exercices appliqués de cartographie. Les actions concrètes incluent l’inventaire des équipements, des intrants et des interfaces sous-traitées (8.4), ainsi que l’évaluation préliminaire des contrôles existants. Point de vigilance fréquent : la sous-estimation des interfaces logistiques internes, sources d’écarts récurrents, et l’absence de critères chiffrés associés aux postes. Un repère utile consiste à limiter le nombre d’étapes agrégées à ≤ 12 par ligne pour conserver la lisibilité des responsabilités et des contrôles, tout en s’assurant d’une traçabilité des décisions (7.5).

Étape 2 — Analyse des dangers et critères de décision

Cette étape structure l’arbre de décision permettant de distinguer PRP, PRPo et CCP à partir de la gravité et de la probabilité. En conseil, l’intervention vise la consolidation de la méthode, l’animation d’ateliers HACCP et la formalisation de critères mesurables (limites critiques et seuils opérationnels). En formation, elle développe les compétences d’évaluation de risque et d’argumentation technique. Concrètement, on documente les dangers, on scoring la significativité et on applique un arbre de décision conforme aux bonnes pratiques HACCP (étape 7 du Codex) avec validation documentaire (8.5.1.3). Vigilance : ne pas surcharger la catégorie PRPo, sous peine de dilution des priorités. Un repère gouvernance consiste à fixer une règle de revue formelle des critères au moins tous les 12 mois (9.3) et après tout changement majeur (± 1 modification de procédé), afin d’éviter l’obsolescence des contrôles.

Étape 3 — Conception des mesures de maîtrise et indicateurs

Ici, on transforme les décisions de maîtrise en contrôles exécutables : quoi mesurer, comment, quand, avec quel équipement, et quelle réaction. En conseil, le livrable type est un plan de maîtrise opérationnelle intégrant fiches de poste, fiches contrôle, limites et plans d’échantillonnage (8.5.1.4). En formation, on entraîne aux choix d’indicateurs, à l’étalonnage de base et à la lecture critique des enregistrements. Actions concrètes : calibrer les fréquences (par exemple, 1 mesure/heure en phase critique), définir les tolérances et formaliser les scénarios de réaction (8.9.1). Point de vigilance : éviter les indicateurs sans seuil décisionnel, qui affaiblissent la capacité à déclencher des actions correctives (8.9.2). Un repère est d’associer à chaque contrôle un temps de réaction maximum, par exemple ≤ 15 minutes pour un écart de température en CCP.

Étape 4 — Validation, vérification et plans d’échantillonnage

La validation démontre que la mesure de maîtrise est apte à atteindre le résultat attendu, tandis que la vérification confirme la réalisation conforme dans le temps. En conseil, l’appui porte sur la définition des protocoles de validation (données, critères, acceptation) et la structuration des plans de vérification (9.1). En formation, les équipes apprennent à interpréter des résultats, à ajuster des fréquences et à gérer l’incertitude de mesure. Les actions incluent la conception de plans d’échantillonnage statistiquement cohérents (par exemple n=5 par lot pour un allergène critique) et la planification des audits de poste (tous les 3 mois, 9.2). Vigilance : ne pas confondre validation initiale (8.5.1.3) et revalidation suite à changement (8.5.6). Un repère est de documenter la traçabilité des appareils de mesure avec des certificats à jour (tous les 6 mois, 7.1.5).

Étape 5 — Déploiement, compétences et amélioration

Le déploiement garantit l’appropriation par les équipes et l’inscription des contrôles dans la routine. En conseil, l’accent est mis sur la gouvernance (rôles, indicateurs, rituels mensuels) et l’animation du comité de pilotage. En formation, l’objectif est la montée en compétence opérationnelle par des mises en situation et retours d’expérience. Les actions clés : formation initiale des opérateurs (≥ 4 heures par poste critique), qualification des vérificateurs, audit à blanc et revue après 30 jours d’exploitation. Vigilance : l’écart entre procédure écrite et pratique réelle ; il convient de prévoir des observations terrain et des ajustements rapides. Un repère de gouvernance utile est d’intégrer les Contrôles opérationnels en ISO 22000 dans la revue de direction (9.3) avec un tableau de bord contenant au moins 5 indicateurs de performance (taux d’écarts, temps de réaction, non-conformités, coûts de non-qualité, tendances).

Pourquoi structurer les contrôles opérationnels

Contrôles opérationnels en ISO 22000
Contrôles opérationnels en ISO 22000

La question “Pourquoi structurer les contrôles opérationnels” renvoie aux fondements de la gouvernance de la sécurité des aliments. “Pourquoi structurer les contrôles opérationnels” importe car sans cadre, les mesures restent hétérogènes, difficiles à auditer et lentes à améliorer. En pratique, “Pourquoi structurer les contrôles opérationnels” s’explique par l’exigence d’aligner risques, responsabilités et preuves pour garantir la maîtrise effective, réduire les temps de réaction et objectiver les décisions. Un repère de bonne pratique consiste à relier chaque contrôle à une clause de référence (par exemple 8.5.1 pour la surveillance et 9.1 pour l’évaluation des performances) afin de sécuriser traçabilité et revues. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 offrent un cadre commun, facilitant la priorisation entre PRP, PRPo et CCP, la consolidation d’indicateurs et l’animation de rituels de pilotage. On évite ainsi l’empilement de formulaires non exploitables et on privilégie des dispositifs mesurables et révisables. La structuration permet également d’anticiper les changements (équipement, recette, volume) avec des règles claires de revalidation (8.5.6). Enfin, elle renforce l’appropriation par les équipes et la cohérence inter-sites, deux leviers essentiels pour maintenir la maîtrise dans la durée.

Comment choisir les mesures de maîtrise opérationnelle

La problématique “Comment choisir les mesures de maîtrise opérationnelle” consiste à croiser danger, étape de procédé, faisabilité de contrôle et délai de réaction. “Comment choisir les mesures de maîtrise opérationnelle” suppose de privilégier des paramètres directement corrélés au risque (pH, T°, temps, Aw), avec des seuils fondés sur des données validées et des moyens de mesure fiables. Un ancrage utile est de vérifier que chaque mesure retenue peut être surveillée à la bonne fréquence (par exemple, 1 mesure/heure en phase critique) et dispose d’une réaction prédéfinie (8.9.1). “Comment choisir les mesures de maîtrise opérationnelle” implique aussi de hiérarchiser PRP, PRPo et CCP pour concentrer les efforts là où l’effet préventif est maximal. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 aident à documenter la justification (8.5.1.3) et à fixer des critères d’acceptation réalistes. Limites à considérer : incertitude de mesure, maintenance des instruments, surcharge documentaire. Des repères de gouvernance incluent la relecture croisée par métiers, la validation par essais (au moins 3 lots consécutifs conformes) et l’examen périodique des dérives en revue (9.3), afin d’éviter les biais de confirmation.

Jusqu’où aller dans la formalisation documentaire

La question “Jusqu’où aller dans la formalisation documentaire” exige un équilibre entre exigence d’auditabilité et agilité opérationnelle. “Jusqu’où aller dans la formalisation documentaire” se traite en définissant des niveaux documentaires (procédure, instruction, enregistrement) proportionnés au risque et à la criticité du contrôle. Un repère normatif est de s’assurer que la maîtrise de l’information documentée (7.5) couvre versionnage, accès, conservation (par exemple, 12 mois minimum pour les enregistrements critiques) et protection des données. “Jusqu’où aller dans la formalisation documentaire” suppose d’éviter les doublons et d’optimiser les supports (formulaires intégrés au poste, traçabilité numérique) pour limiter les erreurs de transcription. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 gagnent en efficacité lorsque chaque enregistrement comporte le critère, le résultat, l’acceptation/rejet et la réaction, avec signature et horodatage. La limite réside dans le coût administratif : la valeur d’usage prime. Il convient de piloter par indicateurs de lisibilité (≤ 2 minutes pour trouver une preuve lors d’un audit) et de mettre à jour les documents après tout changement significatif (8.5.6), afin d’éviter l’obsolescence et les interprétations divergentes.

Vue méthodologique et structurelle

La construction d’un référentiel de maîtrise articule risques, critères, contrôles, preuves et décisions. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 agissent comme un mécanisme de synchronisation entre la logique HACCP et la gouvernance de performance (revues, audits, indicateurs). Un cadre robuste précise pour chaque contrôle le quoi, comment, quand, qui et que faire en cas d’écart, avec des seuils chiffrés et une réaction standardisée (8.9.1). Deux ancrages structurants sont essentiels : l’alignement sur la maîtrise de l’information documentée (7.5) et l’évaluation des performances (9.1), afin de s’assurer que les données produites sont fiables, traçables et utilisées en décision. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 permettent d’éviter la dispersion des pratiques, en reliant systématiquement preuves et décisions à des exigences formelles.

Élément Objectif Comparaison (PRP / PRPo / CCP)
Paramètres surveillés Indicateurs corrélés au risque Généraux / Ciblés / Critiques avec limites
Fréquence Réactivité et tendance Périodique / Renforcée / Temps réel si possible
Réaction Décision rapide et documentée Préventive / Corrective / Arrêt-rejet (8.9.1)
Preuves Auditabilité et traçabilité Enregistrements simples / Détails ciblés / Données critiques (7.5)

Pour garantir la performance, il est pertinent de fixer des repères chiffrés : par exemple, ≤ 5 minutes de délai de réaction en CCP, étalonnage des instruments tous les 6 mois (7.1.5), et revue des tendances au moins tous les 30 jours en comité opérationnel. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 doivent figurer au tableau de bord avec 3 à 7 indicateurs clés (écarts, délais de réaction, dérives récurrentes), afin d’alimenter les revues (9.3) et les arbitrages de ressources. L’objectif est d’adosser la maîtrise à des preuves robustes, lisibles et mobilisables, en évitant la surcharge documentaire tout en assurant la conformité.

  • Cartographier les étapes et dangers prioritaires.
  • Classer PRP, PRPo et CCP avec critères.
  • Définir fréquences et seuils décisionnels.
  • Valider, vérifier et réviser périodiquement.

Sous-catégories liées à Contrôles opérationnels en ISO 22000

Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle

Les Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle aident à concrétiser la logique de maîtrise au poste. Parmi les Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle figurent des contrôles thermiques (température à cœur ≥ 75 °C pendant 1 minute), des contrôles physico-chimiques (pH 4,0–4,5 pour freiner des pathogènes ciblés), des nettoyages validés avec ATP (≤ 100 RLUs), des contrôles d’allergènes (résiduel < LOD) et des vérifications organisationnelles (double signature à la libération de lot). D’autres Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle incluent la vérification de l’intégrité des filtres HEPA (au moins 1 fois/an), la surveillance de l’activité de l’eau (Aw ≤ 0,92 pour limiter la croissance microbienne), ou des contrôles d’étiquetage automatisés avec arrêt ligne si détection d’erreur. Intégrer les Contrôles opérationnels en ISO 22000 signifie choisir des paramètres mesurables, définir des fréquences (par exemple, 1 mesure/heure en phase critique) et des réactions documentées (8.9.1). Un repère gouvernance utile : consigner pour chaque contrôle l’incertitude de mesure et la date d’étalonnage (7.1.5), afin d’éviter les décisions biaisées. Pour en savoir plus sur Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle, cliquez sur le lien suivant : Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle

Relation entre PRP PRPo et CCP

La Relation entre PRP PRPo et CCP structure la hiérarchie des moyens de maîtrise. Comprendre la Relation entre PRP PRPo et CCP permet de placer les mesures générales (hygiène, infrastructures, formation) en PRP, les mesures ciblées sur un danger significatif sans limite critique stricte en PRPo, et les étapes où la perte de maîtrise exige une réaction immédiate en CCP. Cette Relation entre PRP PRPo et CCP se traduit dans la matrice HACCP et dans la documentation (7.5), avec des critères distincts : tolérances opérationnelles pour PRPo et limites critiques chiffrées pour CCP, assorties d’une réaction en ≤ 5 minutes. L’intégration aux Contrôles opérationnels en ISO 22000 facilite la priorisation des fréquences (quotidienne, par lot, en continu) et la définition des responsabilités. Un repère normatif : revalider la classification après tout changement majeur (8.5.6) et au moins tous les 12 mois (9.3). Documenter les décisions dans les fiches de contrôle renforce l’auditabilité et évite la dérive progressive de contrôles essentiels vers des habitudes non formalisées. Pour en savoir plus sur Relation entre PRP PRPo et CCP, cliquez sur le lien suivant : Relation entre PRP PRPo et CCP

FAQ – Contrôles opérationnels en ISO 22000

Qu’est-ce qui distingue un contrôle opérationnel d’une vérification de surveillance ?

Un contrôle opérationnel vise la maîtrise d’un danger à une étape donnée, avec critères, fréquence et réaction prédéfinis ; la vérification de surveillance vérifie que ces contrôles sont effectivement réalisés et efficaces dans le temps. Dans les Contrôles opérationnels en ISO 22000, le contrôle est une action de première ligne (mesure, décision immédiate), alors que la vérification relève d’un second niveau (audits de poste, revues d’enregistrements, analyses de tendance). Un repère de gouvernance consiste à distinguer clairement les preuves : enregistrements “opérations” pour les contrôles, check-list “qualité/sécurité” pour les vérifications (9.1). Il est utile d’assigner des responsables différents pour limiter les biais et d’établir une fréquence de vérification proportionnée au risque (par exemple, mensuelle en PRPo critique, hebdomadaire en CCP à forte variabilité). Cette séparation renforce l’objectivité et facilite les audits.

Comment fixer des seuils et tolérances applicables ?

Les seuils se fondent sur des données validées (scientifiques, essais internes, retours d’incident) et doivent être mesurables avec l’incertitude de l’instrument. Dans les Contrôles opérationnels en ISO 22000, on distingue limites critiques (CCP) et critères d’acceptation (PRPo). La méthode consiste à définir la cible, la tolérance et la réaction si dépassement, en intégrant l’erreur de mesure (7.1.5). Par exemple, pour une cuisson, cible 75 °C, limite critique 72 °C, réaction : prolonger le temps ou rejeter si non-atteinte après 2 essais. Les seuils doivent être réexaminés après tout changement majeur (8.5.6) et lors des revues (9.3). Documenter la justification scientifique ou expérimentale est essentiel pour l’auditabilité et la reproductibilité des décisions.

Quel dispositif de preuve est attendu par l’auditeur ?

L’auditeur attend des preuves cohérentes, traçables et reliées aux exigences : procédures (quoi, qui, quand), enregistrements complets (résultat, acceptation/rejet, réaction), étalonnages (7.1.5), et indices d’efficacité (tendances, écarts, actions). Dans les Contrôles opérationnels en ISO 22000, il est déterminant que chaque contrôle pointe vers une clause pertinente (8.5.1, 8.9.1) et qu’une traçabilité des décisions soit visible (horodatage, signatures). Un bon dispositif inclut des enregistrements lisibles en moins de 2 minutes en audit, une preuve d’analyse des dérives et un plan d’amélioration. La cohérence entre pratique terrain et documents (7.5) sera vérifiée par interviews et observation directe.

Comment intégrer les sous-traitants et prestataires ?

L’intégration passe par la maîtrise des processus externalisés (8.4) : exigences contractuelles claires, critères de contrôle, preuves à fournir et droit d’audit. Pour les Contrôles opérationnels en ISO 22000, les mesures critiques externalisées (transport réfrigéré, analyses, nettoyage spécialisé) doivent être assorties d’indicateurs (T° ≤ 4 °C, délais ≤ 24 h, certificats d’étalonnage valides) et de modalités de réaction en cas d’écart. Les documents fournisseurs (protocoles, rapports) sont intégrés à l’information documentée (7.5). Des revues périodiques (au moins annuelles) et des évaluations de performance formalisées (notations, plans d’actions) renforcent la maîtrise et la comparabilité entre prestataires.

Quelle articulation avec la gestion des incidents, retraits et rappels ?

Les contrôles fournissent les signaux précoces et les preuves nécessaires pour décider d’un blocage, d’un retrait ou d’un rappel (8.9.2 et 8.9.3). Dans les Contrôles opérationnels en ISO 22000, chaque mesure critique devrait inclure une logique de décision rapide (par exemple, arrêt immédiat si limite critique dépassée, isolement du lot et enquête sous 24 h). Les enregistrements de contrôle alimentent l’analyse cause racine et le plan d’actions. Un test périodique du dispositif de retrait/rappel (au moins 1 fois/an) permet d’évaluer la réactivité et la traçabilité. La cohérence entre critères, réactions et communication interne est essentielle pour limiter l’impact sur la sécurité et l’image.

À quelle fréquence revoir le dispositif de contrôle ?

La fréquence de revue combine revues de direction (9.3) au moins annuelles, vérifications opérationnelles (mensuelles ou trimestrielles selon criticité) et revalidation après changement (8.5.6). Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 gagnent en pertinence si l’on met en place des points mensuels d’analyse de tendance, en priorisant les dérives et les récurrences d’écarts. Les audits internes (9.2) doivent couvrir 100 % des contrôles critiques sur un cycle défini (par exemple, 12 mois) et vérifier la cohérence entre documents et pratique. Les revues devraient déboucher sur des décisions chiffrées (ajustement de seuils, de fréquences, de moyens) et des responsabilités nominatives avec délais, afin d’ancrer l’amélioration continue dans la gouvernance.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration, la validation et l’amélioration de leurs dispositifs de maîtrise, en alignant méthodes, preuves et pilotage décisionnel. L’approche couvre la cartographie des risques, la construction des plans de contrôle, la définition des seuils et la mise en place des indicateurs utiles à la revue de performance. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 sont intégrés dans une logique de gouvernance claire, articulée avec les audits, les revues et les changements. Pour découvrir l’étendue de notre accompagnement et les modalités d’intervention, consultez nos informations détaillées ici : nos services.

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Pour en savoir plus sur Maîtrise opérationnelle, consultez : Maîtrise opérationnelle

Pour en savoir plus sur Norme ISO 22000 Système de management de la sécurité des aliments, consultez : Norme ISO 22000 Système de management de la sécurité des aliments