Dans de nombreux environnements de travail, la qualité de l’air intérieur conditionne directement la sécurité sanitaire, la performance opérationnelle et la confiance des équipes. Le risque de contamination par l air ne se résume pas aux poussières visibles : il inclut les bioaérosols, les particules fines, les vapeurs et micro-gouttelettes capables de transporter des agents microbiens sur de longues distances. Maîtriser ce risque, c’est protéger les procédés, réduire les non-conformités et prévenir les incidents hygiéniques. Des repères de gouvernance comme ISO 22000:2018 et NF S90-351:2013 soulignent l’importance d’une approche fondée sur l’analyse des dangers, la ventilation adaptée, la conception hygiénique et le contrôle en continu. Dans un site agroalimentaire, une simple surpression mal réglée peut inverser les flux et amplifier le risque de contamination par l air. Dans un laboratoire, un renouvellement d’air insuffisant dégrade la sécurité biologique et la qualité des résultats. Pour une cuisine collective, l’enjeu est double : limiter l’introduction, le transfert et l’accumulation des contaminants, tout en garantissant un confort acceptable pour le personnel. La prévention repose sur la mesure, la preuve et la traçabilité, plutôt que sur des perceptions. Le risque de contamination par l air demeure dynamique : il varie avec l’occupation, les tâches, la météo, les cycles de nettoyage et la maintenance. Une politique efficace articule exigences normatives, maîtrise technique et comportements professionnels.
Définitions et termes clés

La compréhension partagée des concepts est un préalable à toute démarche de maîtrise. Les termes ci-dessous structurent l’évaluation, la mesure et l’action, du diagnostic initial jusqu’à l’amélioration continue. En pratique, on retient des repères éprouvés, tels qu’ISO 14644-1:2015 pour le classement particulaire des zones maîtrisées, en les adaptant aux contraintes des locaux non classés mais à forte exigence hygiénique.
- Aérobiocontamination : présence de micro-organismes viables ou fragments microbiens véhiculés par l’air.
- Particules : solides ou liquides en suspension (PM10, PM2,5, particules ultrafines) influençant la propreté de l’air.
- Bioaérosols : agrégats de bactéries, levures, moisissures ou virus, parfois attachés à des particules inertes.
- Surpression/dépression : différentiels de pression organisant les flux d’air entre zones.
- Filtration : dispositif (préfiltre, ePM1, HEPA) retenant les particules selon une efficacité normalisée.
- Comptage particulaire/biologique : mesures non viables (particules) et viables (unités formant colonie).
Objectifs et résultats attendus

Les objectifs de maîtrise du risque s’inscrivent dans une logique de prévention, de conformité et de performance durable. Les résultats se traduisent par des niveaux de contrôle mesurables, des écarts analysés et des actions correctives proportionnées. Les jalons de gouvernance (par exemple ISO 45001:2018 pour le management de la santé-sécurité au travail) soutiennent la structuration de ces objectifs.
- Cartographier les sources et voies de transfert, avec un périmètre et des priorités validés.
- Fixer des repères chiffrés par zone (débits, pressions, propreté, seuils microbiologiques).
- Assurer la cohérence entre conception, usage réel et opérations de nettoyage/désinfection.
- Renforcer la surveillance et la preuve par des indicateurs simples, interprétables et traçables.
- Relier formation, pratiques de terrain et maintenance à des critères opérationnels partagés.
- Réduire les non-conformités et incidents par des actions préventives étayées.
Applications et exemples

Les contextes d’application couvrent la transformation alimentaire, la restauration collective, les laboratoires, la logistique du froid ou les soins. Les exemples ci-dessous illustrent des situations types où la maîtrise du risque de contamination par l air s’appuie sur des mesures et des règles d’ingénierie. Pour l’appropriation des savoirs en situation professionnelle, voir également les ressources de formation proposées par NEW LEARNING, utiles pour structurer la montée en compétences des équipes d’exploitation.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Cuisine collective | Flux d’air mal équilibrés entre zones propres/sales | Vérifier pressions différentielles selon EN 16798-3:2017 |
| Chambre froide | Condensation favorisant moisissures | Limiter ponts thermiques, contrôler hygrométrie à 60 % max |
| Conditionnement | Particules issues du carton | Zones tampons, filtration ePM1 selon ISO 16890:2016 |
| Laboratoire | Mauvaise pratique de manipulation | Respect des flux protecteurs, entretien postes de sécurité |
Démarche de mise en œuvre de Risque de contamination par l air

1. Cadrage et périmètre de maîtrise
Objectif : définir le champ d’analyse, les zones critiques et les résultats attendus. En conseil, il s’agit d’organiser le cadrage avec les décideurs (cartographie des locaux, inventaire des procédés, identification des interfaces à risque), d’établir des hypothèses de flux et d’aligner les attendus avec la gouvernance interne. En formation, on travaille la compréhension des mécanismes de transfert, les notions de surpression et les bases du raisonnement risque/bénéfice. Point de vigilance : éviter un périmètre trop large diluant l’effort, ou trop restreint masquant des sources majeures. Un repère utile consiste à relier chaque zone à un niveau de propreté et à un usage, puis à poser des seuils de performance initiaux (par exemple référentiels ISO 22000:2018 et EN 16798-3:2017) sans prétendre à une conformité de salle propre si le contexte ne l’exige pas.
2. Diagnostic technique des installations
Objectif : évaluer la ventilation, la filtration et les pressions. En conseil, le diagnostic comporte relevés de débits, contrôles de filtres (classes selon ISO 16890:2016 ou EN 1822-1:2019 pour HEPA), mesures ponctuelles de pressions et inspection des reprises/insufflations. Livrables : état des lieux, priorisation des écarts, scénarios de remédiation. En formation, on apprend à lire un schéma aéraulique, à reconnaître les signes d’un déséquilibre et à interpréter des mesures de base. Vigilance : ne pas conclure sans intégrer l’usage réel (portes ouvertes, pics d’activité, manutentions) pouvant inverser localement les gradients de pression et accentuer le risque de contamination par l air malgré de bons indicateurs techniques statiques.
3. Mesure et preuves (particules et microbiologie)
Objectif : obtenir des preuves quantitatives et comparables. En conseil, on définit un plan d’échantillonnage (points, fréquences, périodes critiques), des méthodes (comptage particulaire non viable, prélèvements d’air viables) et des seuils interprétatifs réalistes. En formation, les équipes acquièrent les bons gestes de prélèvement, la compréhension des unités et l’esprit critique face aux variabilités. Vigilance : la saisonnalité, l’humidité et l’occupation influencent fortement les résultats ; documenter ces facteurs est indispensable pour éviter des conclusions hâtives. Des repères comme NF S90-351:2013 (gestion de la contamination aéroportée) ou ISO 14644-3:2019 (essais associés) peuvent guider l’établissement d’objectifs mesurables adaptés à des locaux non classés mais sensibles.
4. Conception hygiénique et organisation des flux
Objectif : réduire les sources et maîtriser les transferts. En conseil, on propose des ajustements d’implantation, des flux unidirectionnels de personnes/matières, des sas et des séparations propres/sales ; on prescrit des finitions limitant l’émission particulaire et la rétention. En formation, on outille les managers pour traduire ces principes en règles de circulation, d’habillage et d’ouverture de portes. Vigilance : les contraintes bâtimentaires imposent parfois des compromis ; prioriser les zones à plus fort impact sanitaire et veiller à la compatibilité avec la maintenance. Les repères de ventilation des locaux non résidentiels (EN 16798-3:2017) aident à cadrer pressions et débits, sans surdimensionner ni sous-estimer les besoins réels.
5. Plan de surveillance opérationnelle
Objectif : suivre dans le temps les paramètres critiques et déclencher des actions. En conseil, on structure des indicateurs (débits, pressions, particules, bioaérosols), des seuils d’alerte, des fréquences, des responsabilités et des supports de traçabilité. En formation, on développe la capacité à lire des tendances, à qualifier une dérive et à décider d’une action corrective proportionnée. Vigilance : éviter les indicateurs trop complexes pour le terrain ; préférer des repères robustes, simples et associés à une consigne claire. L’articulation avec un système de management (ISO 22000:2018 ou ISO 45001:2018) facilite la revue périodique, la remontée d’écarts et l’amélioration continue.
6. Compétences, entretien et amélioration continue
Objectif : ancrer durablement les pratiques. En conseil, on formalise des modes opératoires d’entretien des installations, des plannings de maintenance et des audits internes ciblés. En formation, on consolide les compétences d’exploitation (vérifications quotidiennes, consignes en cas d’alarme, hygiène des opérations) et l’appropriation des outils. Vigilance : les gains initiaux se perdent sans discipline quotidienne ; prévoir des piqûres de rappel, des exercices et une évaluation régulière des compétences. Des repères comme EN 1822-1:2019 (intégrité des filtres HEPA) et ISO 16890:2016 (performance de filtration particulaire) contribuent à objectiver les décisions de remplacement et à documenter les justifications techniques.
Pourquoi évaluer le risque aéroporté ?

La question « pourquoi évaluer le risque aéroporté ? » renvoie au besoin de comprendre les voies d’exposition, les transferts et les effets opérationnels associés aux contaminants transportés par l’air. « Pourquoi évaluer le risque aéroporté ? » c’est aussi relier les exigences de sécurité sanitaire et de productivité à des preuves quantitatives plutôt qu’à des perceptions. Les cas d’usage typiques vont des salles de préparation alimentaire aux zones de conditionnement où le risque de contamination par l air peut se matérialiser par des rejets microbiens ou particulaires dans le produit, dégradant la conformité. « Pourquoi évaluer le risque aéroporté ? » permet de hiérarchiser les investissements : équilibrage des systèmes, renforcement de la filtration, modification des parcours. Des repères de gouvernance aident à cadrer l’effort, par exemple ISO 22000:2018 pour l’analyse de dangers, ou EN 16798-3:2017 pour les principes de ventilation. La décision repose sur l’impact sanitaire et économique : incidents qualité, pertes matières, temps d’arrêt. Les limites résident dans la variabilité forte des mesures d’air, la saisonnalité et les effets d’occupation ; ces facteurs doivent être intégrés dans l’interprétation et la planification des contrôles pour que l’évaluation reste un outil d’aide à la décision plutôt qu’une fin en soi.
Dans quels cas renforcer la ventilation ?
La question « dans quels cas renforcer la ventilation ? » se pose lorsque les indicateurs dérivent, que les pressions ne sont plus maîtrisées ou que les émissions de procédés augmentent. « Dans quels cas renforcer la ventilation ? » trouve une réponse dans l’analyse croisée des données : particules en hausse, plaintes d’odeurs, condensation récurrente, non-conformités microbiologiques, élévation de l’humidité. Le risque de contamination par l air s’accentue si les flux propres/sales sont inversés, si des portes restent ouvertes en période de forte activité, ou si la filtration est sous-dimensionnée. « Dans quels cas renforcer la ventilation ? » inclut aussi les changements de procédé (nouvelles lignes, nouveaux emballages poussiéreux) et les variations climatiques saisonnières. Des repères techniques guident la décision : capacités actuelles vs besoins (EN 16798-3:2017), performance de filtration (ISO 16890:2016), efficacité locale de captation à la source. Les limites sont énergétiques et acoustiques : ajouter du débit sans traitement acoustique ni régulation peut dégrader le confort et créer des courants d’air perturbateurs. Le bon compromis associe réglage fin, captation localisée et pression différentielle maîtrisée, plutôt qu’un simple accroissement global des débits.
Comment choisir les indicateurs d’air ?
« Comment choisir les indicateurs d’air ? » implique de relier l’objectif sanitaire aux paramètres mesurables, fiables et actionnables. « Comment choisir les indicateurs d’air ? » suppose d’identifier un noyau dur simple (débit, pression différentielle, particules non viables) complété par des mesures ciblées (bioaérosols, humidité, température, CO2 comme proxy d’occupation). Le risque de contamination par l air doit apparaître de façon lisible dans un tableau de bord : seuils d’alerte, tendances, consignes associées. « Comment choisir les indicateurs d’air ? » revient à sélectionner des capteurs robustes, étalonnés, et des points de mesure représentatifs des situations critiques. Des repères structurants existent : ISO 14644-3:2019 pour les méthodes d’essai, EN 1822-1:2019 pour l’intégrité de la filtration haute efficacité, ou encore des guides nationaux précisant des plages de confort hygrothermique. La limite tient à la surcharge d’indicateurs et à l’interprétation isolée : des indicateurs pertinents sont peu nombreux, contextualisés, et leur lecture combinée conduit à l’action juste (réglage, maintenance, confinement, formation ciblée).
Quelles limites pour les tests d’air ?
La question « quelles limites pour les tests d’air ? » rappelle que la mesure ne capture qu’un instant et un point précis. « Quelles limites pour les tests d’air ? » inclut la variabilité d’échantillonnage, l’influence des opérateurs, des ouvertures de portes, des cycles de nettoyage et de la météo. Les méthodes viables ont des délais d’incubation et des seuils de détection ; les comptages de particules non viables ne préjugent pas toujours d’un risque microbiologique réel. Le risque de contamination par l air doit donc être interprété avec une trame de gouvernance : plans d’échantillonnage, répétitions, périodes critiques, comparaisons inter-zones. « Quelles limites pour les tests d’air ? » s’évalue à l’aune des référentiels : NF S90-351:2013 propose des logiques de classement et de surveillance pour maîtriser la contamination aéroportée, tandis qu’ISO 14644-1:2015 précise des méthodes de classification particulaire. La clé est l’agrégation raisonnée de données, l’analyse de tendances et la validation croisée avec la maintenance et les retours terrain, plutôt que des décisions hâtives fondées sur une seule mesure hors contexte.
Vue méthodologique et structurante
La maîtrise du risque de contamination par l air repose sur une architecture cohérente : exigences de propreté définies, conception aéraulique adaptée, surveillance proportionnée et compétences ancrées. Cette structure s’articule avec la gestion des dangers (ISO 22000:2018), la ventilation des bâtiments (EN 16798-3:2017) et la performance de filtration (ISO 16890:2016), sans transposer mécaniquement des exigences de salles propres si l’activité ne le requiert pas. Les points clés sont la hiérarchisation des zones, l’équilibre des pressions, la captation à la source et la traçabilité des contrôles. Les arbitrages considérent coûts énergétiques, contraintes bâtimentaires, nuisances sonores et continuité de service. La robustesse vient d’une boucle courte mesure–action et d’audits réguliers, complétés par une formation pragmatique des équipes.
Le risque de contamination par l air exige d’éviter deux écueils : la sous-technicité (mesures rares, décisions tardives) et la sur-ingénierie (systèmes complexes, peu opérables). Les comparaisons utiles distinguent les approches préventives et correctives, à combiner selon le contexte. Des repères chiffrés facilitent les décisions : pressions différentielles stables entre 5 et 15 Pa selon la criticité, humidité relative maîtrisée entre 40 et 60 %, inspections de filtres au moins une fois par an avec des tests d’intégrité HEPA conformes EN 1822-1:2019 lorsque requis. Les systèmes de management (ISO 45001:2018) offrent un cadre de revue, d’objectifs et d’amélioration continue, propice à l’ancrage des pratiques.
| Approche | Forces | Limites |
|---|---|---|
| Préventive (flux, filtration, organisation) | Réduction durable des sources, performance stable, conformité démontrable | Investissements initiaux, besoin d’ingénierie et de maintenance |
| Corrective (actions post-écarts) | Réponse rapide aux dérives, priorisation basée sur données | Risque d’itérations coûteuses, dérives récurrentes si causes racines non traitées |
- Définir zones et objectifs.
- Diagnostiquer ventilation et flux.
- Mesurer particules et bioaérosols.
- Concevoir/ajuster les dispositifs.
- Surveiller et améliorer en continu.
Sous-catégories liées à Risque de contamination par l air
Analyse de l eau en cuisine professionnelle
L’expression Analyse de l eau en cuisine professionnelle recouvre la vérification des paramètres physico-chimiques et microbiologiques influençant l’hygiène des préparations, le nettoyage et la désinfection. Dans une perspective intégrée, Analyse de l eau en cuisine professionnelle se combine avec la maîtrise des flux aérauliques, car l’évaporation, les aérosols et la condensation peuvent favoriser le transfert de polluants entre zones. Le risque de contamination par l air interfère avec la qualité de l’eau lorsque des microgouttelettes véhiculent des micro-organismes vers des surfaces propres, notamment lors de lavages sous pression. Les repères de gouvernance aident à structurer les seuils et la fréquence des contrôles, par exemple en s’alignant sur le Règlement (CE) n°852/2004 pour les principes d’hygiène et en définissant des plans d’échantillonnage adaptés aux périodes de charge. Dans la pratique, Analyse de l eau en cuisine professionnelle implique un suivi des températures, du chlore libre, de la dureté et des germes indicateurs, mis en regard des observations aérauliques (présence de buées, équilibres de pression). Cette approche conjointe limite les faux diagnostics en isolant mieux les causes probables et oriente les actions correctives prioritaires : adaptation des procédés de lavage, réglage des ventilations, et formation des équipes. pour plus d’informations sur Analyse de l eau en cuisine professionnelle, cliquez sur le lien suivant : Analyse de l eau en cuisine professionnelle
Comment contrôler la qualité de l air
L’axe Comment contrôler la qualité de l air vise à relier objectifs, méthodes de mesure et décisions opérationnelles. Dans un site à forte exigence hygiénique, Comment contrôler la qualité de l air suppose d’abord d’identifier des points de mesure représentatifs, d’équiper les équipes et de formaliser des seuils d’alerte réalistes. Le risque de contamination par l air se prévient par un tableau de bord combinant pressions différentielles, particules, indicateurs d’occupation (CO2) et, si nécessaire, prélèvements microbiologiques. Des repères structurants orientent les choix techniques : ISO 16890:2016 pour la performance de filtration, EN 1822-1:2019 pour l’intégrité des filtres haute efficacité, et NF S90-351:2013 pour la maîtrise de la contamination aéroportée en environnements maîtrisés. Comment contrôler la qualité de l air intègre également les observations de terrain (portes, flux de chariots, maintenance), indispensables à l’interprétation des dérives. L’efficacité repose sur la répétabilité des mesures, la clarté des consignes et la capacité à enclencher rapidement des actions ciblées : équilibrage des débits, remplacement de filtres, renforcement temporaire des nettoyages. En combinant preuves et pratiques, les organisations réduisent les incidents qualité et consolident la maîtrise des risques. pour plus d’informations sur Comment contrôler la qualité de l air, cliquez sur le lien suivant : Comment contrôler la qualité de l air
FAQ – Risque de contamination par l air
Quels sont les principaux facteurs qui aggravent le risque dans un atelier alimentaire ?
Les facteurs majeurs incluent l’inversion des flux propres/sales, les ouvertures fréquentes de portes en période de pointe, la condensation sur parois froides, les matériaux émissifs (poussières d’emballage) et l’usure ou l’encrassement des filtres. Le risque de contamination par l air augmente aussi lors d’opérations générant des aérosols (lavage haute pression, brossage à sec) et lorsque les débits de ventilation ne suivent pas l’occupation réelle. La conception des locaux (sas, zonage, revêtements) et l’organisation (parcours matière/personne) sont déterminantes. Des repères utiles guident les seuils de performance (EN 16798-3:2017 pour la ventilation, ISO 16890:2016 pour la filtration). Enfin, la formation des équipes et la maintenance préventive réduisent significativement les dérives, surtout si un tableau de bord simple et des consignes claires permettent d’agir rapidement sur pressions, débits et nettoyage ciblé.
Comment définir des seuils d’alerte sans disposer d’un référentiel légal spécifique ?
On s’appuie sur des repères de bonnes pratiques et des normes techniques reconnues, puis on ajuste selon le contexte. Par exemple, fixer des pressions différentielles stables entre 5 et 15 Pa entre zones propres/sales, viser une humidité relative de 40 à 60 %, et définir des classes de filtration adaptées (ISO 16890:2016 ; EN 1822-1:2019 si HEPA nécessaire). Le risque de contamination par l air se matérialise différemment selon les procédés : il est donc pertinent de compléter ces repères par des essais sur site (tendances particulaires, tests microbiologiques ciblés) et d’ancrer les seuils dans une logique d’actions graduées. L’important est la traçabilité : qui mesure, où, quand, et quelle décision est associée à chaque zone de valeur, afin d’éviter les interprétations erratiques et d’assurer la répétabilité.
À quelle fréquence contrôler particules et bioaérosols ?
La fréquence dépend de la criticité des zones, de la variabilité du procédé et de l’historique des dérives. Un socle raisonnable associe des contrôles particulaires fréquents (quotidiens à hebdomadaires selon les zones) et des contrôles microbiologiques plus espacés (mensuels à trimestriels), renforcés lors de situations à risque (chaleur, humidité, travaux). Le risque de contamination par l air exige une stratégie dynamique : les fréquences évoluent à la hausse lors d’écarts répétés et redescendent après stabilisation documentée. Des revues périodiques (par exemple trimestrielles) ajustent le plan de surveillance selon les tendances, la saisonnalité et les retours terrain. Les repères techniques (ISO 14644-3:2019 pour méthodes de test, NF S90-351:2013 pour gestion aéroportée) aident à structurer le dispositif, sans figer des obligations uniformes inadaptées au contexte.
Quand faut-il envisager des filtres HEPA ?
Les filtres HEPA deviennent pertinents lorsque la criticité des opérations l’exige (zones de conditionnement sensible, procédés aseptiques, protection de produits très vulnérables) ou quand des analyses montrent une incapacité à maintenir les particules à des niveaux acceptables avec une filtration standard. Le risque de contamination par l air justifie des HEPA si la qualité recherchée et le risque associé à une contamination résiduelle sont élevés. Des repères comme EN 1822-1:2019 encadrent la classification et les tests d’intégrité. Attention cependant aux impacts énergétiques et à la maintenance : l’ajout d’HEPA sans équilibrage ni contrôle de pressions peut dégrader l’ensemble. Mieux vaut d’abord optimiser captation à la source, étanchéité du réseau et organisation des flux, puis statuer sur l’opportunité d’un étage HEPA avec objectifs chiffrés et plan de suivi.
Quels indicateurs simples suivre au quotidien ?
Un noyau d’indicateurs constitue un pilotage opérationnel efficace : pressions différentielles par zone (mesure et tendance), concentrations particulaires non viables à des points clés, hygrométrie et température, état et dates des filtres, et un indicateur d’occupation (CO2) pour contextualiser les mesures. Le risque de contamination par l air est mieux anticipé lorsque ces données sont tracées et reliées à des consignes claires : seuil d’alerte, action immédiate, vérification post-action. Des repères techniques aident à définir les plages utiles (EN 16798-3:2017 ; ISO 16890:2016). L’objectif est la lisibilité : peu d’indicateurs, stables dans le temps, interprétés chaque jour par des personnes formées, avec une boucle courte de correction pour éviter l’accumulation d’écarts.
Comment articuler nettoyage/désinfection et contrôle de l’air ?
Le nettoyage/désinfection et le contrôle de l’air se renforcent mutuellement. Une méthode de lavage inadéquate peut générer des aérosols et véhiculer des micro-organismes vers des zones propres ; inversement, une bonne maîtrise aéraulique réduit la recontamination après nettoyage. Le risque de contamination par l air se limite en synchronisant les opérations : arrêt temporaire d’insufflation localisée lors de lavages agressifs, relance avec purge d’air, contrôle particulaire post-opération. Définir des séquences par zones (propres vers sales), choisir des matériels limitant les projections, et vérifier l’hygrométrie pour accélérer le séchage. Des repères de gouvernance (ISO 22000:2018 pour l’approche danger/mesure de maîtrise) aident à documenter l’articulation : qui fait quoi, quand, avec quelle vérification, afin d’assurer la cohérence globale entre hygiène de surface et qualité de l’air.
Notre offre de service
Nous accompagnons les organisations dans la structuration et le déploiement de dispositifs de maîtrise, depuis le diagnostic technique jusqu’au plan de surveillance opérationnelle, en intégrant la conception aéraulique, la mesure et la montée en compétences des équipes. Selon les besoins, une intervention peut combiner analyse de risques, définition d’indicateurs, organisation des flux et supports de pilotage. Pour les équipes terrain, des séquences pédagogiques courtes favorisent l’appropriation des bons réflexes et l’interprétation des données. L’objectif est d’ancrer des pratiques robustes, traçables et proportionnées au contexte, afin de réduire durablement le risque de contamination par l air et d’améliorer la fiabilité des opérations. Pour découvrir nos domaines d’intervention, consultez nos services.
Renforcez votre structuration opérationnelle en donnant de la visibilité à vos données d’air et en priorisant des actions proportionnées, utiles et traçables.
Pour en savoir plus sur PRP maîtrise eau et air, consultez : PRP maîtrise eau et air
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