Dans l’univers de la sécurité sanitaire et de la prévention des infections, les critères pour choisir un désinfectant efficace ne relèvent ni du hasard ni de l’habitude. Ils s’ancrent dans des exigences de maîtrise des risques, de conformité normative et d’adéquation terrain. Qu’il s’agisse d’une industrie agroalimentaire, d’un établissement de soins, d’une cuisine collective ou d’un atelier, un désinfectant doit être sélectionné en fonction de son spectre d’activité, de sa compatibilité avec les surfaces, de la nature des salissures et des conditions d’usage. Le règlement (UE) n° 528/2012 encadre la mise à disposition des biocides, tandis que les essais d’efficacité (par exemple EN 13697) donnent des repères quantifiables sur la réduction microbienne. Dans une logique de système de management, des référentiels comme ISO 22000:2018 exigent la démonstration d’une performance maîtrisée et la documentation des choix techniques. Les critères pour choisir un désinfectant efficace intègrent donc la preuve d’efficacité, les contraintes opérationnelles (temps de contact, température, rinçage, sécurité des opérateurs), et la traçabilité. Une approche robuste articule validation initiale, formation des équipes et réévaluations périodiques, afin de prévenir les échecs d’hygiène, la sélection de souches résistantes et les non-conformités. En pratique, il convient d’aligner les critères pour choisir un désinfectant efficace avec les objectifs de réduction du risque microbiologique, les impératifs de qualité, et les réalités économiques sans compromis sur la sécurité.
Définitions et termes clés

La désinfection vise la réduction des micro-organismes à un niveau acceptable, après nettoyage. Un désinfectant est une substance biocide régie par le règlement (UE) n° 528/2012. Le spectre d’activité (bactéricide, levuricide, fongicide, sporicide, virucide) s’appuie sur des normes d’essai comme EN 1276 (bactéricide) et EN 1650 (levuricide/fongicide). La réduction logarithmique mesure l’efficacité (par exemple ≥ 5 log10 selon EN 13697 en conditions de surface). Le temps de contact et la température d’application conditionnent la performance. Le biofilm correspond à une matrice d’adhésion microbienne complexe, plus tolérante aux biocides. Le détergent (nettoyant) solubilise les salissures et prépare la surface. La compatibilité matériaux évite corrosion et altérations. La sécurité des opérateurs (fiches de données de sécurité) fait partie des critères pour choisir un désinfectant efficace.
- Réduction logarithmique (log10) et seuils d’acceptation normative (ex. EN 14476 ≥ 4 log10 pour l’activité virucide)
- Spectre d’activité (bactéricide, levuricide, fongicide, sporicide, virucide)
- Conditions d’essai (propreté, saleté, température, temps de contact)
- Compatibilité surfaces (inox, plastiques, joints, peintures)
- Contraintes d’usage (rinçage, odeur, sécurité chimique)
Objectifs et résultats attendus

Les objectifs opérationnels cadrent les critères pour choisir un désinfectant efficace et orientent la décision vers des résultats vérifiables et durables. Une bonne pratique est d’adosser ces objectifs à des repères reconnus, par exemple une validation annuelle documentée selon ISO 19011:2018 au sein du système qualité. Les résultats attendus incluent la réduction des non-conformités d’hygiène, la stabilité microbiologique des surfaces critiques et la protection des opérateurs. La conformité réglementaire (règlement (UE) n° 528/2012) et l’alignement avec les normes d’essai (EN 13697, EN 14476) sont indispensables pour garantir la crédibilité des choix et leur acceptation lors des audits.
- Définir un niveau cible de réduction (ex. ≥ 5 log10 sur surfaces selon EN 13697)
- Valider le temps de contact en conditions réelles (ex. 5 minutes à 20 °C)
- Assurer la compatibilité matériaux et la sécurité des opérateurs
- Documenter les preuves (rapports d’essais, fiches techniques, FDS)
- Mettre en place une révision périodique (tous les 12 mois au minimum)
Applications et exemples

Les secteurs et contextes d’emploi imposent des arbitrages entre performance, sécurité et contraintes process. Les tableaux ci-dessous illustrent des cas d’usage concrets utiles à la décision, en cohérence avec les normes d’efficacité (EN 1276, EN 1650, EN 14476) et les cadres sectoriels (ex. règlement (CE) n° 852/2004 pour l’hygiène des denrées). Pour élargir ses compétences professionnelles, on peut consulter des ressources pédagogiques comme NEW LEARNING dans une optique strictement éducative.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Cuisine collective | Désinfectant chloré après dégraissage | Respecter 5 minutes de contact à 20 °C et rincer zones alimentaires (EN 13697) |
| Atelier agroalimentaire | Oxydant à base de peroxyde pour convoyeurs | Vérifier compatibilité joints et stabilité à 10–15 °C |
| Secteur santé | Association ammoniums quaternaires + alcool | Confirmer activité virucide (EN 14476) et sécurité inhalation |
| Industrie boisson | Acide peracétique en circuit fermé | Contrôler concentration, pH 3–4 et rinçage adapté |
| Entretien bureaux | Détergent-désinfectant neutre multisurface | Éviter mélanges, fiche de poste et EPI conformes |
Démarche de mise en œuvre des critères pour choisir un désinfectant efficace

Étape 1 – Cadrage et analyse des risques
Objectif : ancrer le choix dans une compréhension précise des dangers, des surfaces et des flux. En conseil, l’équipe réalise un diagnostic documentaire (plans de nettoyage, historiques d’audit), cartographie les points critiques et aligne les exigences avec les référentiels applicables (ex. ISO 22000:2018 et règlement (CE) n° 852/2004). En formation, les acteurs terrain acquièrent les repères pour caractériser salissures, biocontamination probable et sensibilité matériaux. Actions concrètes : relevés de températures, observation des cadences, entretiens avec opérateurs. Vigilances : sous-estimations des résidus organiques, confusion entre nettoyage et désinfection, manque de preuves sur les résultats microbiologiques. Un jalon utile consiste à formuler des critères mesurables (réduction ciblée, temps de contact, compatibilités) et à planifier les essais d’efficacité en conditions proches du réel, avec traçabilité formalisée.
Étape 2 – Inventaire des surfaces et contraintes opérationnelles
Objectif : lister les matériaux, géométries, zones d’ombre et conditions d’application pour relier exigences et faisabilité. En conseil, l’inventaire classe les surfaces (inox, plastiques, joints, peintures), précise la température d’usage (ex. 10–25 °C), les temps disponibles entre deux cycles et les besoins de rinçage. En formation, les équipes apprennent à reconnaître les zones difficiles (interstices, goulots, charnières) et à estimer l’impact des résidus de détergent sur l’efficacité d’un biocide. Vigilances : incompatibilités chimiques, surcoûts cachés liés à des temps de contact trop longs, risques EPI non anticipés. Ce cadrage structure la short-list de produits possibles et évite les impasses fréquentes, notamment les choix guidés par le seul coût d’achat sans évaluation de la performance prouvée (EN 13697 / EN 14476) et de la sécurité d’utilisation.
Étape 3 – Sélection préliminaire et essais orientés performance
Objectif : confronter les produits présélectionnés aux critères définis. En conseil, l’équipe retient 2 à 4 familles (oxydants, ammoniums quaternaires, chlorés, acides org. oxydants) et planifie des essais comparatifs sur surfaces tests et zones pilotes. En formation, les opérateurs sont entraînés à préparer les solutions, à appliquer correctement le temps de contact (ex. 5 minutes), et à mesurer des indicateurs simples (ATP, flore aérobie). Vigilances : écart entre conditions d’essai et terrain (température, salissures), erreurs de dosage, absence de mesures avant/après. Les normes (EN 1276, EN 1650, EN 14476) servent de repères mais ne remplacent pas la validation interne en conditions réalistes, avec consignation systématique des observations et décisions.
Étape 4 – Validation microbiologique et décision d’arbitrage
Objectif : confirmer l’efficacité et documenter la décision. En conseil, la validation combine mesures internes (plaques de contact, écouvillonnages) et, si nécessaire, analyses externes, avec des seuils d’acceptation alignés sur les bonnes pratiques (par exemple, absence de témoins de flore indicatrice sur zones critiques, et poursuite des essais si ≤ 3 surfaces sur 30 dépassent le seuil prédéfini). En formation, les équipes apprennent l’interprétation des résultats et les limites méthodologiques. Vigilances : ce qui est conforme sur le papier peut échouer en période de forte charge ; prévoir un plan B (rotation de familles, adaptation du temps de contact). L’arbitrage final prend en compte sécurité opérateur, compatibilités, coûts d’exploitation et exigences de vérification périodique (tous les 12 mois au minimum).
Étape 5 – Déploiement opérationnel et montée en compétences
Objectif : intégrer le choix dans les routines et garantir la maîtrise. En conseil, l’équipe formalise les modes opératoires, ajuste les fréquences, met à jour les plans HACCP et les grilles de contrôle. En formation, les opérateurs s’entraînent aux bons gestes (dosage, application homogène, respect du temps de contact), aux vérifications simples et au signalement des écarts. Vigilances : dérive de pratiques (raccourcissement des temps), incompatibilités locales (odeurs, corrosion) et confusions entre produits. Prévoir des supports visuels sur poste, un rappel des EPI et un contrôle renforcé les 4 à 6 premières semaines. L’objectif est d’ancrer des critères pour choisir un désinfectant efficace dans une culture de résultat, observable au quotidien.
Étape 6 – Suivi, révision et amélioration continue
Objectif : maintenir la performance et prévenir l’émergence de résistances ou d’écarts. En conseil, un tableau de bord intègre des repères (taux de conformité, microflora résiduelle, incidents) et prévoit une revue formelle trimestrielle (≈ 90 jours) et une réévaluation annuelle. En formation, les équipes développent la capacité à analyser une dérive et à proposer des ajustements (rotation de familles, adaptation de température/temps de contact). Vigilances : effets saisonniers, changements de matières premières, usure des surfaces. Les normes d’efficacité (EN 13697, EN 14476) restent des piliers de gouvernance ; néanmoins, la preuve opérationnelle prime, avec une documentation à jour et une traçabilité des décisions et essais, condition indispensable lors des audits de certification.
Comment vérifier l’efficacité d’un désinfectant en conditions réelles

La question « Comment vérifier l’efficacité d’un désinfectant en conditions réelles » renvoie aux preuves qu’attend un auditeur ou un responsable HSE au-delà des fiches techniques. « Comment vérifier l’efficacité d’un désinfectant en conditions réelles » implique de confronter le produit à la saleté typique, aux températures et aux temps de contact observés sur site, puis de mesurer des indicateurs objectifs. « Comment vérifier l’efficacité d’un désinfectant en conditions réelles » s’appuie sur des écouvillonnages, des plaques de contact et, si possible, des mesures ATP comme outil de tendance. Un repère utile consiste à aligner des seuils internes avec les référentiels d’efficacité (ex. réduction ≥ 5 log10 en surface selon EN 13697) tout en rappelant que ces normes sont des bancs d’essai. Les critères pour choisir un désinfectant efficace guident la définition des plans d’essai : nombre de points, répétitions, validation à 20 °C avec 5 minutes de contact si tel est le mode opératoire. Les limites existent (variabilité des prélèvements, influence des salissures résiduelles), d’où l’intérêt d’un suivi sur 2 à 3 cycles complets et d’une revue formelle à 30 jours pour conclure.
Dans quels cas changer de famille de désinfectant
« Dans quels cas changer de famille de désinfectant » concerne les seuils de décision lorsqu’une performance initialement satisfaisante se dégrade. « Dans quels cas changer de famille de désinfectant » s’observe lors d’élévations récurrentes d’indicateurs (p. ex. > 10 % des points non conformes sur 4 séries consécutives) malgré un respect clair du temps de contact et du dosage. « Dans quels cas changer de famille de désinfectant » se pose aussi lors de modifications de process (nouvelles matières, températures), d’apparition d’odeurs persistantes, de corrosion naissante ou de retours d’audit. Les critères pour choisir un désinfectant efficace aident à arbitrer : envisager une rotation trimestrielle (≈ 90 jours) entre familles (oxydants, ammoniums quaternaires, acides peracétiques) pour réduire le risque d’adaptation microbienne. Un repère normatif tient à la documentation des changements selon une logique système (ISO 9001:2015 – gestion du changement), avec évaluation des risques, formation ciblée et nouvelle validation en conditions réelles. Les limites : la rotation n’est pas une garantie absolue et doit s’accompagner d’un nettoyage préalable rigoureux.
Quelles limites d’usage pour les désinfectants en présence de biofilms
« Quelles limites d’usage pour les désinfectants en présence de biofilms » éclaire les raisons d’échecs sur des surfaces pourtant désinfectées. « Quelles limites d’usage pour les désinfectants en présence de biofilms » s’explique par la matrice protectrice qui réduit la pénétration du biocide et neutralise partiellement son activité. « Quelles limites d’usage pour les désinfectants en présence de biofilms » suppose d’intégrer un traitement spécifique (décrochant biofilm, action mécanique, température) avant la phase désinfectante. Les critères pour choisir un désinfectant efficace devront inclure la validation sur saleté représentative ou l’usage d’agents oxydants puissants compatibles matériaux. Des repères existent : certaines normes (EN 13697) sont réalisées en condition de saleté, mais elles ne simulent pas toujours un biofilm mature. Un suivi renforcé (ex. 2 contrôles hebdomadaires pendant 4 semaines) et des audits ciblés de points d’eau, joints et interstices aident à sécuriser la maîtrise. Limite structurante : sans élimination physique préalable, même une réduction de 5 log10 au laboratoire peut ne pas être atteinte au poste.
Comment interpréter les normes d’efficacité (EN 13697, EN 14476, EN 1276)
« Comment interpréter les normes d’efficacité (EN 13697, EN 14476, EN 1276) » implique de comprendre ce que les essais démontrent et ce qu’ils ne prouvent pas. « Comment interpréter les normes d’efficacité (EN 13697, EN 14476, EN 1276) » signifie lire les conditions exactes du test (propreté/saleté, température, temps de contact, charge organique) et comparer ces paramètres avec la réalité du site. « Comment interpréter les normes d’efficacité (EN 13697, EN 14476, EN 1276) » conduit à fixer des critères internes : si l’activité virucide est attestée à 20 °C pour 5 minutes (≥ 4 log10 selon EN 14476), alors l’organisation doit reproduire ces conditions ou ajuster dosage et temps. Les critères pour choisir un désinfectant efficace gagnent en pertinence quand la norme est un repère de gouvernance, pas une fin en soi. Les limites : variations inter-lots, surfaces complexes, biofilms, et risques d’interférences avec les détergents. Il est recommandé d’associer une vérification terrain sur 3 séries indépendantes et un réexamen annuel documenté.
Vue méthodologique et structurante
Les critères pour choisir un désinfectant efficace s’intègrent dans une logique structurée reliant preuves d’efficacité, faisabilité opérationnelle et conformité. Un référentiel interne définit le spectre requis (bactéricide, levuricide, virucide), les conditions d’emploi (ex. 5 minutes à 20 °C), les surfaces cibles et les modalités de contrôle. Les normes d’essai (EN 13697, EN 14476) apportent des repères mesurables (≥ 5 log10 en surface, ≥ 4 log10 pour virucide), mais la preuve terrain prime : écouvillonnages, plaques de contact, mesures comparatives sur 2 à 3 cycles. La gouvernance inclut une revue annuelle (12 mois) et une rotation raisonnée si nécessaire. Les critères pour choisir un désinfectant efficace doivent être explicités, compris des équipes, et pilotés par des indicateurs simples, avec une documentation prête à l’audit (ISO 22000:2018, ISO 9001:2015).
| Option | Forces | Limites | Quand privilégier |
|---|---|---|---|
| Oxydants (peracétique, peroxyde) | Large spectre, action rapide | Odeurs, compatibilité joints | Surfaces inertes, process à 10–25 °C |
| Chlorés | Efficace, économique | Corrosif, sensible charge organique | Zones car car carrelées, rinçage possible |
| Ammoniums quaternaires | Bon maintien de film résiduel | Activité virucide variable | Bureaux, zones peu sensibles |
| Alcools | Séchage rapide | Inefficace sur saleté lourde | Petites surfaces, contacts fréquents |
- Identifier les surfaces critiques et le spectre requis
- Sélectionner 2–4 familles et définir les essais
- Valider en conditions réelles (temps, température, saleté)
- Déployer, former, contrôler et documenter
- Réviser tous les 12 mois et ajuster si dérive
Dans cette approche, les critères pour choisir un désinfectant efficace deviennent un cadre de décision partagé. On combine normes d’essai, mesures terrain et contraintes d’exploitation pour aboutir à un choix robuste, traçable et révisable. Les repères chiffrés (temps de contact, température, réductions log10) facilitent l’alignement entre responsables HSE, managers SST et opérateurs. Les tableaux décisionnels et la courte séquence de travail ci-dessus servent de guide rapide, tandis que la revue périodique garantit l’actualisation continue face aux évolutions de process et aux retours d’audit.
Sous-catégories liées à Critères pour choisir un désinfectant efficace
Comment choisir un produit de nettoyage alimentaire
Comment choisir un produit de nettoyage alimentaire se pose en amont de toute désinfection, car une surface mal nettoyée compromet les résultats. Comment choisir un produit de nettoyage alimentaire suppose d’examiner la nature des salissures (graisses, protéines, sucres, minéraux), le pH adapté (acide pour calcaire, alcalin pour graisses) et la compatibilité avec les matériaux. Les critères pour choisir un désinfectant efficace s’articulent alors avec le détergent, afin d’éviter les interférences et de garantir un enlèvement de la charge organique préalable. Comment choisir un produit de nettoyage alimentaire inclut l’évaluation des temps de contact et des températures opérationnelles, la sécurité des opérateurs (EPI) et la facilité de rinçage. Un repère utile est de documenter une validation interne au moins tous les 12 mois et de vérifier la réduction visée par la norme de secteur (règlement (CE) n° 852/2004) avant toute désinfection. En coordonnant ces éléments, on obtient une chaîne cohérente où le nettoyage prépare réellement la surface à la phase biocide, sans résidus gênants ni altérations de matériaux ; pour plus d’informations sur Comment choisir un produit de nettoyage alimentaire, clic on the following link:
Comment choisir un produit de nettoyage alimentaire
Erreurs fréquentes dans le choix des produits
Erreurs fréquentes dans le choix des produits surviennent quand le coût unitaire prime sur la performance globale. Erreurs fréquentes dans le choix des produits incluent l’oubli du nettoyage préalable, la non-prise en compte des températures réelles, le mépris du temps de contact, et l’absence de validation interne. Les critères pour choisir un désinfectant efficace sont alors mal appliqués : les normes (EN 13697, EN 14476) sont citées mais non reproduites en pratique, et les incompatibilités matériaux apparaissent. Erreurs fréquentes dans le choix des produits se manifestent aussi par la confusion entre spectre annoncé et spectre requis, ou par l’usage d’un produit virucide là où un fongicide est critique. Un repère de gouvernance utile consiste à formaliser une grille de décision avec seuils chiffrés (ex. 5 minutes à 20 °C, réduction ≥ 5 log10, revue à 12 mois) et à exiger une preuve terrain sur 2 à 3 campagnes. En évitant ces écarts, on réduit les non-conformités d’audit et les incidents d’hygiène ; pour plus d’informations sur Erreurs fréquentes dans le choix des produits, clic on the following link:
Erreurs fréquentes dans le choix des produits
FAQ – Critères pour choisir un désinfectant efficace
Quelle différence entre nettoyage, désinfection et décontamination ?
Le nettoyage retire les salissures et la matière organique, condition préalable à l’action d’un biocide. La désinfection réduit la charge microbienne à un niveau acceptable, selon un spectre défini (bactéricide, levuricide, virucide), souvent référencé par des normes comme EN 1276, EN 1650 ou EN 14476. La décontamination englobe des actions plus larges incluant, selon les contextes, des procédés physiques. Les critères pour choisir un désinfectant efficace imposent d’abord une étape de nettoyage adaptée, sinon l’efficacité est compromise. En pratique, on fixe des paramètres de réussite (temps de contact, température, compatibilité matériaux) et on vérifie par échantillonnage que la réduction ciblée est atteinte. La distinction claire des étapes et de leurs objectifs réduit les erreurs d’application et structure la traçabilité.
Comment interpréter un résultat de norme (ex. EN 13697) pour mon site ?
Un résultat conforme à EN 13697 atteste d’une réduction microbienne sur surface dans des conditions de test précises (temps, température, charge organique). Pour le transposer, il faut comparer ces paramètres avec votre réalité : si l’essai valide 5 minutes à 20 °C, l’organisation doit reproduire ces conditions ou ajuster dosage et contact. Les critères pour choisir un désinfectant efficace incluent donc une validation interne en conditions réelles (saleté représentative, matériaux du site) et des seuils de décision clairs. Idéalement, répéter les mesures sur 2 à 3 cycles et documenter la méthode, car les audits exigent une preuve cohérente. Les limites de la transposition existent (biofilms, géométries complexes), d’où la nécessité d’un suivi régulier.
Quels indicateurs suivre après le déploiement d’un nouveau désinfectant ?
Trois familles d’indicateurs se révèlent utiles : performance microbiologique (plaques de contact, écouvillonnages ciblés), conformité d’application (temps de contact, dosage, température) et effets collatéraux (corrosion, odeurs, tolérance opérateurs). Les critères pour choisir un désinfectant efficace prévoient une période de surveillance renforcée (par exemple 4 à 6 semaines), puis une routine avec seuils d’alerte (ex. > 10 % de points non conformes déclenche une analyse). Les écarts récurrents invitent à revoir la méthode (pré-nettoyage, temps de contact, concentration) ou la famille de biocides. Documenter les contrôles et les actions correctives est crucial pour la maîtrise durable et la préparation aux audits.
Faut-il pratiquer une rotation des familles de désinfectants ?
La rotation peut réduire le risque d’adaptation microbienne et traiter des profils de saleté variables, mais elle doit rester justifiée et maîtrisée. Les critères pour choisir un désinfectant efficace recommandent de baser la rotation sur des signaux (dérives d’indicateurs, changements de process) et de la cadencer de façon pragmatique (par exemple, trimestrielle) si le contexte s’y prête. Chaque bascule exige une courte revalidation en conditions réelles et une information des équipes. Attention, la rotation n’est ni systématique ni une garantie de succès : sans nettoyage préalable de qualité et respect du temps de contact, l’effet peut être nul. L’objectif est de concilier performance, sécurité et compatibilités matériaux.
Quelles précautions pour la sécurité des opérateurs ?
La sécurité repose sur la lecture des fiches de données de sécurité, l’adaptation des EPI (gants, protections oculaires), la formation aux dosages et au stockage, ainsi que la prévention des mélanges incompatibles. Les critères pour choisir un désinfectant efficace intègrent la toxicité, les émissions (odeurs/vapeurs) et la facilité de rinçage. Fixer des consignes claires (préparation en zone ventilée, rinçage des surfaces en contact alimentaire) et des plans de réponse en cas d’exposition renforce la maîtrise. Documenter incidents et quasi-accidents alimente l’amélioration continue. Enfin, prévoir un contrôle périodique des pratiques (audits internes) consolide la culture de sécurité tout en maintenant l’efficacité hygiénique.
Comment gérer les biofilms qui persistent malgré la désinfection ?
Les biofilms nécessitent une approche combinée : action mécanique (brossage, turbulence), détergence ciblée, température maîtrisée, puis désinfection avec un biocide compatible et puissant. Les critères pour choisir un désinfectant efficace ne suffisent pas si la matrice du biofilm n’est pas d’abord déstabilisée. Planifier des inspections renforcées des zones à risque (joints, goulots, interstices), utiliser des agents spécifiques de décrochement et contrôler l’efficacité par séries répétées permet de sécuriser l’assainissement. En cas de persistance, réévaluer matériaux, fréquences et méthode d’application. La documentation des essais et les retours d’expérience guident les ajustements et limitent les récurrences.
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Pour en savoir plus sur Choix des produits de nettoyage et désinfection, consultez : Choix des produits de nettoyage et désinfection
Pour en savoir plus sur Nettoyage désinfection et biofilms, consultez : Nettoyage désinfection et biofilms