Indicateurs de performance en sécurité alimentaire

Sommaire

Dans toute organisation agroalimentaire, mesurer, piloter et démontrer la maîtrise des dangers ne se limite pas à des audits ponctuels ; cela repose sur des indicateurs de performance en sécurité alimentaire définis, fiables et suivis dans le temps. Ces repères chiffrés permettent de vérifier, à une fréquence maîtrisée (par exemple tous les 12 mois pour la revue de direction selon le cycle PDCA), que les processus, prérequis et plans HACCP produisent les résultats attendus. Lorsque les équipes disposent d’indicateurs de performance en sécurité alimentaire lisibles, reliés à des seuils, des cibles et des tolérances, elles arbitrent plus vite en cas d’écart et priorisent les actions correctives. Une surveillance efficace met en évidence des tendances, comme un taux de non-conformités critiques inférieur à 1 % ou un délai moyen de clôture des actions inférieur à 30 jours, et évite les décisions au « ressenti ». Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire structurent le dialogue entre production, qualité, maintenance et achats, et apportent la preuve objective attendue lors des audits de conformité (référence utile : clause 9.1 de la norme). Ils guident l’allocation des ressources en montrant où la valeur de maîtrise du risque est la plus forte, par exemple en ciblant des CCP dont la stabilité process dépasse 95 % de lots conformes. Bien conçus, ils s’intègrent dans les outils de pilotage existants sans alourdir inutilement la charge opérationnelle, et améliorent la réactivité face aux écarts (notification interne sous 24 h).

Définitions et termes clés

Indicateurs de performance en sécurité alimentaire
Indicateurs de performance en sécurité alimentaire

La compréhension partagée des concepts est essentielle pour fiabiliser le pilotage de la performance. Les définitions suivantes s’appuient sur les pratiques de management reconnues et facilitent l’alignement des équipes opérationnelles et de direction.

  • Indicateur : mesure quantitative ou qualitative liée à un objectif précis (ex. : taux de conformité microbiologique).
  • Seuil d’alerte : valeur déclenchant une investigation (ex. : ≥ 2 non-conformités majeures/mois).
  • Cible : valeur visée et soutenable (ex. : 0 retrait/rappel sur 12 mois glissants).
  • Tolérance : plage d’acceptation autour de la cible (ex. : ± 5 % pour la maîtrise d’humidité).
  • Fréquence de suivi : périodicité définie (ex. : hebdomadaire pour CCP, mensuelle pour PRP).

Repère de gouvernance : exiger une traçabilité de la méthode de calcul par indicateur et son rattachement à un processus documenté (référence de bonne pratique : contrôle de performance clause 9.1.1). Un portefeuille d’indicateurs équilibré regroupe idéalement 3 niveaux : opérationnels, tactiques et stratégiques.

Objectifs et résultats attendus

Indicateurs de performance en sécurité alimentaire
Indicateurs de performance en sécurité alimentaire

Les objectifs expriment l’utilité concrète des mesures pour la maîtrise des risques et la conformité. Les résultats attendus matérialisent l’amélioration continue et l’anticipation des dérives.

  • Vérifier l’efficacité des contrôles (objectif : ≥ 98 % de contrôles CCP dans les temps).
  • Détecter précocement les écarts (objectif : délai de détection ≤ 24 h).
  • Prioriser les actions correctives (objectif : 80 % des actions closes en ≤ 30 jours).
  • Documenter la conformité (objectif : 100 % des preuves archivées sous 72 h).
  • Orienter les décisions d’investissement (objectif : réduction ≥ 20 % des incidents récurrents en 12 mois).

Repère de gouvernance : associer à chaque indicateur une cible pluriannuelle et une fréquence de revue formalisée en revue de direction (au moins 1 fois/an), avec justification écrite en cas d’évolution des seuils.

Applications et exemples

Indicateurs de performance en sécurité alimentaire
Indicateurs de performance en sécurité alimentaire

Les indicateurs couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur, des matières premières aux libérations de lots, en passant par les CCP, l’hygiène du personnel, la maintenance et la logistique. Les cas ci-dessous illustrent des usages concrets en contexte industriel et en restauration collective. Pour renforcer les compétences métiers autour des pratiques de terrain, des ressources pédagogiques spécialisées comme NEW LEARNING peuvent compléter l’outillage interne.

Contexte Exemple Vigilance
CCP – traitement thermique % de cycles validés à ≥ 72 °C pendant ≥ 15 s Capteurs étalonnés tous les 6 mois ; faux positifs si sondes mal positionnées
Hygiène du personnel Taux de conformité aux lavages mains (observations) Biais d’observation ; échantillon minimal ≥ 30 observations/semaine
Microbiologie des surfaces UFC/cm² après nettoyage/désinfection Plan d’échantillonnage couvrant ≥ 10 points critiques/site/mois
Gestion des allergènes % d’étiquetages vérifiés avant libération Double contrôle documenté ; tolérance zéro en cas d’allergènes non déclarés
Traçabilité Délai de reconstitution amont/aval Exigence cible ≤ 4 h pour exercice trimestriel

Démarche de mise en œuvre des indicateurs de performance en sécurité alimentaire

Indicateurs de performance en sécurité alimentaire
Indicateurs de performance en sécurité alimentaire

1. Cadrer le périmètre et les objectifs

Cette étape vise à définir clairement l’architecture des processus couverts, les dangers prioritaires et la finalité managériale des mesures. En conseil, elle se traduit par un diagnostic du système existant, la cartographie des processus et la hiérarchisation des risques, assortis d’un livrable de cadrage avec objectifs chiffrés (ex. : 0 rappel/an, 100 % des CCP sous contrôle quotidien). En formation, l’accent est mis sur l’appropriation des notions : différencier indicateurs de résultat, de processus et de pilotage, relier chaque indicateur à une décision attendue. Point de vigilance : l’inflation d’indicateurs dilue l’attention ; limiter à 10–15 mesures critiques par site favorise la lisibilité. Autre difficulté fréquente : confondre seuil d’alerte et cible durable, source de tensions avec la production. Un arbitrage documenté entre ambition, capacités techniques et niveaux de risque acceptables s’impose dès le départ.

2. Concevoir le portefeuille d’indicateurs

L’objectif est de sélectionner des indicateurs pertinents, mesurables, sensibles aux dérives et rattachés à des propriétaires de processus. En conseil, la démarche inclut l’analyse des données disponibles, la définition de règles de calcul, le choix des unités, des fréquences et des sources, puis la formalisation des fiches indicateurs (méthode, seuils, cibles, tolérances, modalités de contrôle). En formation, des ateliers permettent d’entraîner les équipes à formuler un indicateur SMART et à tester sa robustesse sur des jeux de données. Vigilances : éviter les indicateurs redondants, garantir la traçabilité des hypothèses et statuer sur des tailles d’échantillons minimales (par exemple ≥ 30 observations pour un indicateur d’hygiène). Les erreurs courantes incluent la définition d’indicateurs « vanity » non actionnables et l’absence de garde-fous statistiques (écarts-types, limites de contrôle).

3. Organiser la collecte et la qualité des données

La collecte doit être fiable, opportune et proportionnée. En conseil, on définit le flux de données, les rôles, les formats, le plan d’échantillonnage, et l’intégration avec les systèmes existants (MES, ERP, LIMS). Les livrables clés : procédures de saisie, contrôles de cohérence, plan d’audit interne de données (exigence : taux d’erreurs de saisie ≤ 1 %, complétude ≥ 99 %). En formation, des exercices pratiques portent sur la saisie standardisée, l’utilisation de listes de vérification et la détection d’anomalies. Point de vigilance : la multiplication des sources manuelles augmente les risques de discordances ; privilégier l’automatisation quand le ratio bénéfice/effort est avéré. Prévoir des temps de supervision (par exemple 30 minutes/jour par superviseur) et un dispositif d’escalade sous 24 h en cas de rupture de données.

4. Structurer l’analyse et la visualisation

Le but est de transformer les données en informations utiles pour décider. En conseil, on conçoit des gabarits de tableaux de bord, des règles de consolidation, des seuils de mise en couleur, et des scripts d’alertes. En formation, on entraîne à lire des cartes de contrôle, interpréter des tendances et relier visuels et décisions. Vigilances : sur-interprétation de fluctuations aléatoires, échelles non standardisées, et comparaisons inéquitables entre lignes. Définir des fenêtres d’analyse (ex. : 13 périodes glissantes) et des règles d’agrégation par famille de produits. Documenter les limites d’utilisation de chaque graphique et imposer des revues courtes mais fréquentes (ex. : 15 minutes/ligne/semaine) pour ancrer les routines de pilotage opérationnel.

5. Intégrer au pilotage et aux revues

Cette étape rattache les indicateurs aux mécanismes de décision : qu’analyser, quand, avec qui, et quelles actions en découlent. En conseil, on formalise l’agenda de revue (quotidien/hebdomadaire/mensuel), les seuils d’escalade et les responsabilités d’action, avec une matrice RACI. En formation, des mises en situation alignent animateurs et décideurs sur la lecture commune des résultats. Vigilances : réunions trop longues, manque de préparation, confusion entre causes et symptômes. Exiger un ordre du jour standard (écarts prioritaires, décisions, responsables, délais) et des délais d’action cibles (ex. : 80 % des actions fermées en ≤ 30 jours). Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire deviennent ainsi la colonne vertébrale des routines d’amélioration continue et de conformité.

6. Améliorer et auditer le dispositif

Objectif : s’assurer que le système d’indicateurs reste pertinent et mature. En conseil, un audit à blanc évalue conception, données, visualisation et décisions, avec un plan de progrès priorisé et daté (par exemple 90 jours pour les leviers critiques). En formation, un retour d’expérience outille les équipes pour ajuster définitions, seuils et cibles, et renforcer l’autocontrôle. Vigilances : dérive des définitions dans le temps, obsolescence des seuils, perte d’adhésion des équipes. Instaurer une revue annuelle formelle avec réévaluation des risques, recalage des objectifs (0 incident critique, 100 % des CCP conformes) et tests de résilience (exercices de traçabilité ≤ 4 h). Documenter toutes les décisions et conserver les preuves pendant au moins 36 mois pour assurer la continuité et l’auditabilité.

Pourquoi mesurer les indicateurs de performance en sécurité alimentaire ?

Indicateurs de performance en sécurité alimentaire
Indicateurs de performance en sécurité alimentaire

La question « Pourquoi mesurer les indicateurs de performance en sécurité alimentaire ? » renvoie à la nécessité de démontrer objectivement la maîtrise des risques, d’anticiper les dérives et d’allouer les ressources là où l’impact est le plus élevé. « Pourquoi mesurer les indicateurs de performance en sécurité alimentaire ? » c’est aussi garantir une gouvernance fondée sur des preuves, notamment lors des revues périodiques exigées par les bonnes pratiques de management (référence utile : revue au moins 1 fois par an, avec traçabilité des décisions). Les données permettent de vérifier la robustesse des contrôles (par exemple ≥ 98 % des CCP conformes), d’évaluer l’efficacité des actions correctives (80 % closes sous 30 jours) et de maintenir la confiance des clients et autorités. « Pourquoi mesurer les indicateurs de performance en sécurité alimentaire ? » car sans mesures stabilisées, le pilotage devient réactif et lacunaire, exposant à des coûts de non-qualité supérieurs et à des retraits/rappels. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire servent enfin de langage commun entre services et d’outil de priorisation, avec des seuils et des cibles explicites qui évitent les débats subjectifs et facilitent l’amélioration continue.

Comment choisir un ensemble d’indicateurs pertinent ?

« Comment choisir un ensemble d’indicateurs pertinent ? » suppose d’équilibrer résultat, processus et pilotage, en couvrant matières premières, procédés, environnement et produits finis. La réponse à « Comment choisir un ensemble d’indicateurs pertinent ? » s’appuie sur des critères : lien direct avec un risque prioritaire, sensibilité aux écarts, disponibilité des données, clarté de la méthode de calcul, actionnabilité et coût de suivi maîtrisé. Repère de gouvernance : limiter le portefeuille à un noyau critique (souvent 10–15 par site) et formaliser pour chacun cible, seuil d’alerte et fréquence de revue (mensuelle pour PRP, quotidienne pour CCP). Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire doivent refléter des objectifs concrets : 0 incident critique, ≥ 95 % de lots libérés au premier passage, traçabilité amont/aval en ≤ 4 h lors d’exercices trimestriels. « Comment choisir un ensemble d’indicateurs pertinent ? » implique également de définir des unités homogènes, de prévoir des tailles d’échantillons suffisantes et d’anticiper l’usage décisionnel, afin d’éviter les mesures « vanity » non reliées à une action.

Dans quels cas revoir les seuils et cibles ?

La question « Dans quels cas revoir les seuils et cibles ? » se pose lorsque le contexte évolue : nouvelles exigences clients, incidents, changements de procédés, dérives statistiques ou améliorations structurelles. « Dans quels cas revoir les seuils et cibles ? » inclut la détection d’un palier de performance : si un indicateur surperforme durablement (ex. : ≥ 99,5 % de conformité pendant 6 mois), la cible peut être rehaussée pour stimuler le progrès, sous réserve d’une analyse de capacité. À l’inverse, une succession d’écarts (≥ 3 dépassements en 4 semaines) peut imposer un recalibrage des seuils et un plan d’actions. Repère de gouvernance : formaliser toute révision en revue de direction, avec justification et évaluation d’impact, et appliquer une période d’essai (ex. : 90 jours) avant généralisation. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire doivent ainsi rester exigeants et réalistes, évitant à la fois le laxisme et l’inatteignable, en cohérence avec le niveau de risque résiduel accepté.

Quelles limites et risques de dérive des indicateurs ?

« Quelles limites et risques de dérive des indicateurs ? » renvoie aux effets pervers possibles : focalisation sur ce qui est mesuré au détriment d’autres risques, simplifications excessives, jeux d’optimisation locale ou biais de collecte. « Quelles limites et risques de dérive des indicateurs ? » inclut les erreurs d’interprétation de signaux faibles, l’agrégation masquant des poches de non-maîtrise, ou la dépendance à des données de faible qualité. Repères : exiger des définitions stables et auditées au moins 1 fois/an, vérifier la taille d’échantillon (≥ 30 pour indicateurs d’observation), contrôler la complétude (≥ 99 %) et instaurer des limites statistiques (par exemple ± 3 sigmas). Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire ne doivent pas se substituer à l’analyse des causes, ni décourager l’alerte humaine. « Quelles limites et risques de dérive des indicateurs ? » se gère par une charte d’usage, une revue méthodologique périodique et la complémentarité entre mesures quantitatives et audits qualitatifs, afin de conserver une vision globale et fidèle des risques.

Vue méthodologique et structurelle

Pour que les indicateurs de performance en sécurité alimentaire créent de la valeur managériale, ils doivent s’inscrire dans une architecture claire : définitions auditées, données fiables, analyses standardisées et décisions tracées. Trois piliers se complètent : conception (sélection, règles de calcul, cibles), exécution (collecte, contrôle, visualisation) et gouvernance (revues, escalades, amélioration). Un dispositif robuste prévoit des fréquences adaptées (quotidien pour CCP, hebdomadaire pour hygiène, mensuel pour PRP), une charte de données (taux d’erreurs ≤ 1 %, complétude ≥ 99 %), et des boucles PDCA formalisées (au moins 1 revue de direction/12 mois). Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire doivent rester peu nombreux, actionnables, reliés à des décisions précises, et comparables dans le temps grâce à des méthodes de calcul stables. Une cartographie claire des responsabilités évite les angles morts et ancre la responsabilité de chaque résultat.

Le choix des représentations appuie la prise de décision : cartes de contrôle pour la variabilité process, histogrammes pour la distribution des résultats, et tableaux de bord par filière. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire gagnent en puissance lorsqu’ils sont rapprochés d’indicateurs opérationnels (rendement, TRS) pour arbitrer sans opposer qualité et performance. La gouvernance impose des seuils d’alerte et des délais d’action : 24 h pour investiguer un écart critique, 7 jours pour une action corrective immédiate, 30 jours pour clôturer 80 % des actions. Un workflow canonique ancre ces pratiques.

Type d’indicateur Avantage Limite Usage recommandé
Résultat (ex. : % lots conformes) Vision client et conformité Peu diagnostique des causes Tableau de bord stratégique mensuel
Processus (ex. : respect CCP) Détection précoce des dérives Peut négliger l’impact client Revue quotidienne/hebdomadaire
Pilotage (ex. : délais d’actions) Accélère les décisions Risque d’indicateurs « vanity » Comité d’amélioration continue
  1. Détecter un écart et qualifier sa criticité.
  2. Notifier sous 24 h le responsable de processus.
  3. Décider des actions correctives sous 7 jours.
  4. Vérifier l’efficacité et clore sous 30 jours.
  5. Capitaliser en revue mensuelle et annuelle.

Sous-catégories liées à Indicateurs de performance en sécurité alimentaire

Tableaux de bord pour ISO 22000

Les Tableaux de bord pour ISO 22000 constituent l’interface de pilotage qui rend visibles les tendances, écarts et décisions, du terrain à la direction. Pour être utiles, les Tableaux de bord pour ISO 22000 doivent articuler indicateurs de résultat (ex. : 0 rappel en 12 mois), de processus (ex. : ≥ 98 % de contrôles CCP dans les temps) et de pilotage (ex. : 80 % d’actions closes en ≤ 30 jours), avec des vues par site, ligne et famille de produits. Les Tableaux de bord pour ISO 22000 intègrent des règles de mise en couleur, des seuils d’alerte et des fenêtres temporelles standard (ex. : 13 périodes glissantes), favorisant une lecture homogène. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire y figurent avec leurs définitions, sources et propriétaires, pour éviter toute ambiguïté. Vigilances : surcharge visuelle, métriques redondantes, et écarts de méthodes entre sites. Une charte de visualisation et un glossaire commun réduisent ces risques et facilitent l’audit. for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Tableaux de bord pour ISO 22000

Comment analyser les résultats de performance

Comment analyser les résultats de performance suppose une approche structurée : vérifier la qualité des données, contextualiser la période, utiliser des cartes de contrôle et distinguer variation commune et spéciale. Comment analyser les résultats de performance implique aussi de confronter les tendances aux événements (changements de fournisseurs, maintenance, saisonnalité) et d’appliquer des règles de décision claires : par exemple, déclencher une investigation dès 1 dépassement d’un seuil critique, ou réviser le plan d’actions après 3 écarts en 4 semaines. Comment analyser les résultats de performance requiert enfin d’évaluer l’efficacité des actions : proportion d’actions efficaces ≥ 85 % et stabilisation sur au moins 8 semaines. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire apportent la base factuelle pour prioriser et éviter les conclusions hâtives. Vigilances : effets de lissage qui masquent les pics, agrégations inéquitables entre lignes, et biais de confirmation. La documentation systématique des hypothèses et des limites d’interprétation renforce la crédibilité des conclusions. for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Comment analyser les résultats de performance

FAQ – Indicateurs de performance en sécurité alimentaire

Quels types d’indicateurs faut-il privilégier pour équilibrer maîtrise du risque et efficience ?

Un portefeuille robuste combine indicateurs de résultat (ex. : % de lots conformes), de processus (ex. : respect des limites critiques des CCP) et de pilotage (ex. : délai de clôture des actions). Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire doivent rester peu nombreux et actionnables, avec des définitions stables et des règles de calcul tracées. Côté gouvernance, prévoir des fréquences adaptées : quotidien pour les CCP, hebdomadaire pour l’hygiène, mensuel pour les PRP, et une revue de direction au moins annuelle. Documenter cible, seuil d’alerte, tolérance et responsabilités limite les dérives. Enfin, s’assurer que chaque indicateur soutient une décision précise : arrêter une ligne, lancer une investigation, renforcer un contrôle, ou valider l’efficacité d’une action corrective.

Comment fixer des cibles crédibles sans décourager les équipes opérationnelles ?

L’approche recommandée consiste à lier les cibles à la capacité du procédé et au niveau de risque acceptable : analyser les données historiques (ex. : 12 mois), estimer la variabilité et positionner des objectifs progressifs. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire gagnent en légitimité quand les cibles sont co-construites, assorties d’un plan d’actions et d’une période d’essai (ex. : 90 jours) avant pérennisation. Intégrer des tolérances et des seuils d’alerte distincts évite la confusion entre ambition et signal d’escalade. Prévoir une clause de révision si le contexte change (nouvelle recette, nouveau fournisseur, nouvelle réglementation) et documenter systématiquement la justification des choix pour conserver la traçabilité managériale.

Quelles bonnes pratiques pour assurer la qualité des données mesurées ?

Standardiser les définitions, les formats et les procédures de collecte, former les opérateurs, et instaurer des contrôles de cohérence automatiques sont des fondamentaux. Un plan d’audit interne des données (par exemple trimestriel) vérifie taux d’erreurs (≤ 1 %), complétude (≥ 99 %) et traçabilité des corrections. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire nécessitent un échantillonnage suffisant (≥ 30 observations pour les observations humaines) et des capteurs étalonnés à une fréquence définie (ex. : tous les 6 mois). Prévoir une procédure d’escalade sous 24 h en cas de rupture de données et des revues rapides (15 minutes/équipe/semaine) pour traiter les écarts au fil de l’eau.

Comment relier les indicateurs à des décisions concrètes et rapides ?

Relier chaque mesure à un scénario d’action explicite : seuil d’alerte, responsable, délai et type d’action. Par exemple, un dépassement critique d’un CCP entraîne l’arrêt immédiat, l’isolement du lot et l’investigation sous 24 h ; un écart de PRP déclenche une action corrective sous 7 jours. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire doivent figurer dans un ordre du jour standard des revues (quotidien/hebdomadaire/mensuel), avec un suivi du % d’actions closes en délai (cible : 80 % en ≤ 30 jours). Des tableaux de bord concis, des seuils visuels clairs et une matrice RACI améliorent la vitesse et la qualité des décisions, tout en assurant la traçabilité pour l’audit.

Quand et comment réviser un indicateur devenu moins pertinent ?

Réviser un indicateur lorsque le procédé évolue, que la réglementation change ou qu’une surperformance durable est observée (ex. : ≥ 6 mois au-dessus de 99 %). Procéder en trois temps : 1) diagnostic d’utilité et d’actionnabilité, 2) proposition d’ajustement (définition, cible, fréquence) avec évaluation d’impact, 3) période pilote (ex. : 90 jours) avant généralisation. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire doivent rester alignés avec les risques prioritaires et les décisions clés, sinon ils génèrent du bruit. Toute révision doit être validée en revue de direction, documentée et communiquée, avec mise à jour des supports de formation et des tableaux de bord pour conserver la cohérence opérationnelle.

Comment éviter les effets pervers de la mesure (jeux d’optimisation, sous-déclaration) ?

Mettre en place une charte d’éthique de la mesure, séparer les rôles de collecte et d’évaluation lorsque possible, et auditer les données (ex. : 1 audit/trimestre) réduit les risques. Rendre visibles les définitions et méthodes, diversifier les sources (mesures automatiques, observations, audits croisés) et privilégier des indicateurs non manipulables. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire doivent être complétés par des revues qualitatives et des visites terrain. Aligner les incitations sur l’apprentissage plutôt que la seule cible chiffrée, et surveiller des métriques sentinelles (ex. : taux d’anomalies détectées) pour repérer les baisses suspectes. Enfin, instaurer une culture d’alerte positive et protéger la remontée d’incidents contribue à la fiabilité globale.

Notre offre de service

Nous accompagnons la structuration, la mise en œuvre et la revue de vos dispositifs de mesure, du cadrage des risques à l’exploitation décisionnelle des résultats. Notre approche combine diagnostic, conception d’indicateurs, organisation de la collecte, visualisation et routines de pilotage, avec transfert méthodologique auprès des équipes. Les indicateurs de performance en sécurité alimentaire sont intégrés à vos processus existants pour garantir utilité managériale et auditabilité. Pour en savoir plus sur nos modalités d’intervention et nos formats, consultez nos services.

Poursuivez votre démarche d’amélioration continue en consolidant vos pratiques de mesure et de décision.

Pour en savoir plus sur Évaluation des performances, consultez : Évaluation des performances

Pour en savoir plus sur Norme ISO 22000 Système de management de la sécurité des aliments, consultez : Norme ISO 22000 Système de management de la sécurité des aliments