Dans les organisations, la maîtrise opérationnelle n’est pas un slogan mais un mode de pilotage concret des activités qui prévient les défaillances avant qu’elles ne se transforment en incidents ou en non-conformités. Elle articule les exigences de management, les processus de travail et les preuves d’exécution, afin d’assurer une cohérence entre ce qui est prévu et ce qui est réellement fait sur le terrain. La maîtrise opérationnelle s’exprime autant par des mesures techniques que par des routines de surveillance et d’amélioration, structurées autour d’objectifs mesurables et de responsabilités claires. Elle soutient la performance durable en réduisant l’incertitude, en stabilisant les procédés et en rendant visibles les écarts. Lorsqu’elle est bien conçue, la maîtrise opérationnelle facilite la prise de décision, alimente la revue de direction et renforce la culture de prévention. Elle s’appuie sur des référentiels et sur la preuve, mais surtout sur la capacité collective à agir au bon moment. Dans ce guide, la maîtrise opérationnelle est abordée de manière pédagogique et opérationnelle, pour aider les responsables à structurer leurs approches, à prioriser les contrôles essentiels et à documenter les résultats attendus. Qu’il s’agisse de sécurité des denrées, d’hygiène, de maintenance ou de gestion des risques, la maîtrise opérationnelle offre une colonne vertébrale pragmatique et vérifiable, favorisant l’alignement entre la stratégie et l’exécution quotidienne.
B1) Définitions et termes clés

Dans un système de management, la maîtrise opérationnelle désigne l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de surveillance mises en œuvre pour tenir les performances promises et gérer les risques critiques. Quelques distinctions utiles s’imposent pour clarifier les échanges entre métiers, qualité, HSE et direction.
- Mesure de maîtrise : action technique ou organisationnelle stabilisant un danger ou un écart.
- Surveillance : observation planifiée permettant de détecter un dérive à temps.
- Vérification : évaluation indépendante de l’efficacité d’un contrôle.
- Enregistrement : preuve datée, attribuée, complète, retraçant l’exécution d’une exigence.
- Amélioration : ajustement fondé sur des données, après analyse des causes.
Un vocabulaire partagé évite les malentendus lors de l’allocation des responsabilités et du choix des indicateurs. À titre de repère, l’exigence de définir “qui fait quoi, quand et avec quelles preuves” doit être explicite et vérifiable au moins une fois tous les 12 mois, afin de satisfaire aux bonnes pratiques de gouvernance documentaire et de pilotage cyclique (ancrage normatif: revue périodique annuelle, 12 mois).
B2) Objectifs et résultats attendus

La finalité d’une maîtrise opérationnelle est d’obtenir des résultats reproductibles, de réduire l’exposition au risque et de prouver la conformité sans alourdir inutilement les opérations. Les objectifs se traduisent en critères mesurables, en routines de suivi, et en décisions documentées.
- [ ] Définir des critères clairs de performance et d’acceptation (seuils, tolérances, délais).
- [ ] Associer chaque mesure de maîtrise à un propriétaire et à un indicateur traçable.
- [ ] Mettre en place une surveillance proportionnée aux risques.
- [ ] Consolider des preuves exploitables en audit interne et en revue de direction.
- [ ] Déclencher des actions correctives normalisées en cas d’écart.
- [ ] Évaluer périodiquement l’efficacité (taux de détection, réactivité, impact).
Une ligne de mire raisonnable consiste à viser un taux de conformité documentaire supérieur à 95 % lors des audits internes (ancrage de gouvernance: objectif de conformité ≥ 95 %), avec au minimum une revue formelle des risques et des contrôles tous les 12 mois (ancrage cyclique: 12 mois).
B3) Applications et exemples

La maîtrise s’applique aux processus critiques (réception, préparation, fabrication, conditionnement, distribution, maintenance). Dans les métiers de l’accueil et de la restauration, la montée en compétence opérationnelle est un levier fort de réduction des non-conformités; à titre de ressource éducative, voir la formation proposée par NEW LEARNING pour structurer les pratiques terrain.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Réception matières | Contrôle température et intégrité des colis à l’arrivée | Relever la température en moins de 10 minutes (ancrage: 10 min) et consigner le lot |
| Hygiène personnelle | Procédure de lavage des mains en 7 étapes | Durée minimale de 40–60 secondes (ancrage: 40–60 s) et fréquence adaptée aux risques |
| Nettoyage-désinfection | Plan de nettoyage hebdomadaire | Test de surface ≥ 1 fois/semaine (ancrage: 1/semaine) et validation initiale |
| Contrôle thermique | Cuisson à cœur | Atteindre ≥ 75 °C pendant ≥ 1 minute (ancrage: 75 °C / 1 min) et enregistrer |
B4) Démarche de mise en œuvre de Maîtrise opérationnelle

Étape 1 — Cadrage et analyse de contexte
Objectif : établir une compréhension partagée des enjeux, des contraintes et des processus exposés. En conseil, les travaux portent sur un diagnostic structuré des risques, des exigences applicables et de la maturité actuelle (revue documentaire, entretiens, visites terrain, analyse d’indicateurs). En formation, l’accent est mis sur la sensibilisation des équipes aux principes de maîtrise des risques, à la lecture des exigences et à la logique de preuves. Les actions concrètes incluent la cartographie des processus, l’identification des parties prenantes, les flux d’informations et les points de décision. Point de vigilance : éviter de surestimer la capacité de collecte de données; mieux vaut prioriser 3 à 5 risques majeurs que diluer les efforts. Une gouvernance claire des responsabilités évite les angles morts entre service achats, production et maintenance, souvent à l’origine d’écarts récurrents.
Étape 2 — Cartographie des dangers et des points critiques
Objectif : transformer le contexte en représentation opérationnelle des dangers et de leur maîtrise potentielle. En conseil, on structure les ateliers d’analyse (scénarios, causes, impacts, barrières existantes) et on cadre les critères d’acceptation. En formation, on développe les compétences d’analyse (notions de probabilité, gravité, détectabilité) et la capacité à distinguer ce qui est critique de ce qui est utile. Les actions en entreprise couvrent l’inventaire des matières, équipements, environnements, et la localisation des étapes sensibles. Point de vigilance : ne pas confondre fréquence d’un aléa et sévérité d’un impact; la priorisation doit rester factuelle. L’oubli des interfaces (transferts, sous-traitance, maintenance) crée des zones grises où la défaillance émerge malgré des contrôles sur le cœur du processus.
Étape 3 — Conception des mesures de maîtrise
Objectif : sélectionner et dimensionner les mesures proportionnées aux risques, en combinant prérequis, contrôles opérationnels et surveillances. Le conseil intervient pour arbitrer les choix (techniques vs organisationnels), formaliser les critères (seuils, fréquences, méthodes), et aligner la structure documentaire. La formation se concentre sur la mise en pratique : réglages, gestes clés, autocontrôles, règles d’escalade en cas d’écart. Actions concrètes : définir le “qui/quand/comment/avec quelle preuve” pour chaque contrôle, décrire les plans de réaction, et lier chaque contrôle à un indicateur. Point de vigilance : éviter la sur-qualité; un contrôle sans risque associé consomme du temps sans créer de valeur. La cohérence des seuils doit être validée en conditions réelles, pas seulement sur le papier.
Étape 4 — Documentation et preuves
Objectif : rendre vérifiables les exigences et les résultats. En conseil, cela se traduit par l’architecture documentaire (procédures, modes opératoires, enregistrements), le paramétrage des métadonnées (version, propriétaire, échéance de révision) et la traçabilité des décisions. En formation, le focus porte sur l’appropriation des formats d’enregistrement, la qualité de la donnée (complétude, exactitude, horodatage) et la discipline d’exécution. Actions concrètes : créer des modèles, définir les champs obligatoires, et convenir des règles d’archivage. Point de vigilance : trop d’informations nuit à l’exploitabilité; limiter les champs aux données utiles au pilotage et à l’audit. Anticiper la conservation des preuves pendant au moins 24 mois pour permettre tendance et revues périodiques.
Étape 5 — Compétences, habilitation et conduite du changement
Objectif : garantir que les personnes exécutant et surveillant les contrôles possèdent les compétences nécessaires. Le conseil aide à définir les matrices de compétences, les critères d’habilitation, et à planifier l’implantation progressive. La formation délivre les savoir-faire (gestes, réglages, interprétation des résultats, réaction à l’écart) et les réflexes de communication. Actions concrètes : sessions de formation, compagnonnage, évaluations à chaud/froid, mise en place de référents. Point de vigilance : sans parrainage managérial, les bonnes pratiques retombent en moins de 90 jours; instaurer des rituels de terrain (point 5 minutes, revue des écarts) et des boucles de feedback. Relier explicitement la progression de compétences aux droits d’exécution des contrôles.
Étape 6 — Pilotage, surveillance et amélioration continue
Objectif : s’assurer dans la durée de l’efficacité des mesures et de l’adéquation au risque. En conseil, la valeur ajoutée réside dans la conception d’un tableau de bord, la définition des seuils d’alerte et des circuits d’escalade, et la préparation des revues de direction. La formation outille les équipes à lire les tendances, différencier bruit et signal, et enclencher une réaction proportionnée. Actions concrètes : indicateurs de conformité et de performance, audits internes, tests de robustesse, plans d’actions, et révisions planifiées. Point de vigilance : une surveillance trop fréquente surcharge; viser des fréquences cohérentes avec la criticité (par exemple hebdomadaire pour les points majeurs, mensuelle pour le reste), et revoir les plans tous les 12 mois.
Pourquoi renforcer la maîtrise opérationnelle ?

La question “Pourquoi renforcer la maîtrise opérationnelle ?” revient lorsque les incidents répétés, les écarts d’audit ou les coûts de non-qualité grimpent. “Pourquoi renforcer la maîtrise opérationnelle ?” se justifie par la nécessité d’augmenter la détection précoce des dérives, de réaffecter les ressources vers les contrôles à plus fort impact et de réduire la variabilité des résultats. Les cas typiques incluent l’intégration de nouveaux fournisseurs, des changements d’équipements, des volumes en hausse rapide ou un historique d’alertes consommateurs. Une référence pragmatique consiste à exiger une réaction documentée sous 72 heures pour tout écart critique (ancrage de gouvernance: 72 h), et de maintenir une granularité de preuves compatible avec un audit interne semestriel (ancrage cyclique: 6 mois). La maîtrise opérationnelle, lorsqu’elle est bien structurée, met en cohérence stratégies, processus et compétences de terrain, sans ajouter d’inutiles formalités. Elle aide aussi à prioriser l’investissement entre mesures préventives et contrôles de détection, en clarifiant la valeur créée par chaque point de contrôle et en soutenant les arbitrages de la direction.
Dans quels cas la maîtrise opérationnelle doit-elle être priorisée ?
“Dans quels cas la maîtrise opérationnelle doit-elle être priorisée ?” se pose dès qu’un processus présente une criticité élevée, une variabilité difficile à maîtriser ou des conséquences potentiellement graves. “Dans quels cas la maîtrise opérationnelle doit-elle être priorisée ?” inclut les opérations en contact direct avec le produit fini, les changements de formulation, les étapes thermosensibles, les interventions de maintenance sur des équipements critiques, ou l’externalisation de tâches clés. Un repère utile consiste à exiger une surveillance au poste d’au moins 1 point critique par équipe et par jour (ancrage pragmatique: 1/jour/équipe), et à formaliser un plan de réaction gradué en 3 niveaux (ancrage de gouvernance: 3 niveaux) pour éviter l’improvisation. En intégrant la maîtrise opérationnelle de manière ciblée, l’organisation capte plus vite les signaux faibles, réduit les temps de réaction et améliore la confiance des parties prenantes. La maîtrise opérationnelle, ici, reste proportionnée : on priorise ce qui expose réellement l’entreprise aux risques réglementaires, sanitaires, industriels ou d’image.
Comment mesurer l’efficacité de la maîtrise opérationnelle ?
“Comment mesurer l’efficacité de la maîtrise opérationnelle ?” appelle des indicateurs centrés sur la capacité à prévenir, détecter et corriger. “Comment mesurer l’efficacité de la maîtrise opérationnelle ?” passe par des métriques comme le taux d’écarts détectés au poste, le délai moyen de réaction (cible: ≤ 24 h pour un écart majeur, ancrage: 24 h), la stabilité des procédés (cartes de contrôle), la conformité documentaire, ou la validité des enregistrements. Les audits internes et les revues de direction fournissent une évaluation indépendante de l’efficacité, à planifier au moins 1 fois/an (ancrage cyclique: 1/an). La maîtrise opérationnelle doit aussi démontrer la pertinence de ses seuils : si les alertes sont trop fréquentes sans écart réel, les seuils sont mal calibrés; si elles sont rares mais les incidents persistent, la détection est insuffisante. En pratique, un tableau de bord simple, partagé et mis à jour hebdomadairement sur les points critiques, permet d’objectiver la progression et de piloter les arbitrages.
Jusqu’où aller dans la formalisation documentaire de la maîtrise opérationnelle ?
“Jusqu’où aller dans la formalisation documentaire de la maîtrise opérationnelle ?” dépend de la criticité, de la rotation du personnel et de la complexité des tâches. “Jusqu’où aller dans la formalisation documentaire de la maîtrise opérationnelle ?” implique d’équilibrer clarté et agilité : les procédures doivent être assez précises pour garantir la reproductibilité, sans surcharger les opérateurs d’écriture inutile. Un repère consiste à limiter chaque mode opératoire à 1 page par geste critique, assortie d’un enregistrement normalisé de 10 à 15 champs maximum (ancrage pragmatique: 10–15 champs), et à programmer une révision documentaire au plus tard tous les 12 mois (ancrage cyclique: 12 mois). La maîtrise opérationnelle bénéficie de supports visuels (schémas, gammes) et d’exemples concrets d’acceptation/rejet. Lorsque la variabilité est forte, on privilégie des standards visuels et des seuils clairs; lorsque la tâche est stable et maîtrisée, on réduit la densité documentaire tout en conservant la preuve minimale pour l’audit et l’analyse de tendance.
Vue méthodologique et structurelle
La maîtrise opérationnelle repose sur un enchaînement clair allant de l’analyse des risques à la surveillance, puis à l’amélioration. Trois piliers soutiennent cet enchaînement : des critères explicites d’acceptation, des preuves de bonne exécution et un dispositif de réaction calibré. La gouvernance doit préciser la responsabilité de chaque contrôle, la fréquence de surveillance et le canal d’escalade. Un bon système prévoit au minimum 2 niveaux d’alerte avant l’arrêt d’un processus, afin d’anticiper sans paralyser (ancrage: 2 niveaux). Les seuils s’appuient sur des données validées et, sur les étapes à enjeu, une revue au plus tard tous les 90 jours garantit la pertinence des paramètres (ancrage cyclique: 90 jours). La maîtrise opérationnelle ne se mesure pas à la taille des procédures mais à la stabilité des résultats et à la réactivité documentée face aux écarts.
Comparativement, les familles de contrôles diffèrent par leur finalité, la rigueur attendue des preuves et la criticité associée. Les contrôles de routine sécurisent l’environnement de travail, les contrôles opérationnels ciblés gèrent des risques identifiés avec une surveillance définie, et les contrôles critiques imposent une réaction immédiate en cas d’écart. La maîtrise opérationnelle articule ces niveaux pour éviter les angles morts et assurer la cohérence globale des processus.
| Type de contrôle | Finalité | Preuves attendues | Fréquence |
|---|---|---|---|
| Contrôles de routine | Stabiliser l’environnement | Listes de vérification horodatées | Quotidienne / hebdomadaire |
| Contrôles opérationnels ciblés | Maîtriser un danger identifié | Enregistrements complets, traçables | À chaque lot / par équipe |
| Contrôles critiques | Éviter la défaillance majeure | Preuve immédiate, tolérance 0 | Surveillance continue ou 100 % des cas |
- Identifier les dangers et prioriser.
- Définir critères, seuils et preuves.
- Assigner responsabilités et fréquences.
- Surveiller et réagir selon des plans gradués.
- Analyser, ajuster, améliorer.
Sous-catégories liées à Maîtrise opérationnelle
Contrôles opérationnels en ISO 22000
Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 matérialisent la capacité d’une organisation à tenir ses engagements en matière de sécurité des denrées. Dans ce cadre, les Contrôles opérationnels en ISO 22000 se traduisent par des mesures de prévention et de surveillance proportionnées aux dangers identifiés, assorties de critères d’acceptation et d’une preuve de bonne exécution. On attend, à minima, une définition claire des responsabilités, une fréquence de contrôle adaptée et une réaction documentée en cas d’écart majeur sous 24 heures (ancrage: 24 h). La maîtrise opérationnelle y trouve un terrain d’application naturel : articulation des prérequis, des surveillances ciblées et des seuils critiques, avec un alignement entre l’analyse des dangers et les contrôles au poste. Les Contrôles opérationnels en ISO 22000 doivent être revus au plus tard tous les 12 mois pour confirmer la pertinence des paramètres et l’efficacité des plans d’actions (ancrage cyclique: 12 mois). Pour plus d’informations sur Contrôles opérationnels en ISO 22000, cliquez sur le lien suivant : Contrôles opérationnels en ISO 22000
Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle
Les Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle aident les équipes à visualiser, par processus, les gestes, réglages et surveillances qui réduisent effectivement les risques. On peut citer la vérification à réception (intégrité, température), la mesure à cœur des produits sensibles (≥ 75 °C pendant ≥ 1 minute, ancrage: 75 °C / 1 min), la séparation stricte des flux propres/sales, la validation des nettoyages (tests de surface ≥ 1 fois/semaine), ou la vérification indépendante des balances et sondes. La maîtrise opérationnelle se nourrit de ces Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle pour ancrer les pratiques, limiter l’interprétation et garantir la traçabilité. Chaque exemple doit indiquer qui réalise le contrôle, quand, comment, avec quel outil, quel seuil d’acceptation, et quelle action enclencher en cas d’écart. Les Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle servent aussi de base pédagogique pour la formation et l’évaluation des compétences terrain. Pour plus d’informations sur Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle, cliquez sur le lien suivant : Exemples de mesures de maîtrise opérationnelle
Relation entre PRP PRPo et CCP
La Relation entre PRP PRPo et CCP structure la logique de maîtrise des dangers : les PRP stabilisent l’environnement, les PRPo gèrent des dangers spécifiques avec des critères mesurés et des réactions définies, et les CCP imposent un contrôle critique sans tolérance. Comprendre la Relation entre PRP PRPo et CCP permet d’éviter deux écueils : la surabondance de contrôles peu utiles et l’oubli de points réellement critiques. Dans la pratique, un PRPo exige une surveillance définie (par lot, par équipe) et des seuils chiffrés; un CCP réclame une réaction immédiate en cas d’écart, comme la mise en quarantaine ou le rejet (tolérance 0). En gouvernance, une révision de la Relation entre PRP PRPo et CCP tous les 6 à 12 mois (ancrage: 6–12 mois) assure l’adéquation au risque et l’alignement avec les changements de procédés et de fournisseurs. La maîtrise opérationnelle s’appuie sur cette relation pour affecter les ressources là où elles créent le plus de valeur en prévention. Pour plus d’informations sur Relation entre PRP PRPo et CCP, cliquez sur le lien suivant : Relation entre PRP PRPo et CCP
FAQ – Maîtrise opérationnelle
Quelle différence entre prévention, surveillance et vérification ?
La prévention agit en amont pour éviter l’apparition d’un écart, la surveillance observe en temps réel ou à intervalles planifiés afin de détecter une dérive, et la vérification apporte une évaluation indépendante de l’efficacité du dispositif. La maîtrise opérationnelle combine ces trois leviers de façon cohérente. Par exemple, un plan de nettoyage bien conçu prévient, un contrôle visuel et un test de surface surveillent, et un audit interne vérifie. Un repère utile consiste à planifier au moins 1 vérification formelle par trimestre sur les points critiques (ancrage: 1/trimestre), en complément des surveillances au poste. Cette articulation évite les angles morts et garantit que les preuves d’exécution sont fiables et exploitables lors des revues de direction et des évaluations externes.
Comment dimensionner la fréquence des contrôles ?
La fréquence dépend de la criticité du risque, de la stabilité du procédé et de l’historique d’écarts. Une approche pragmatique consiste à démarrer avec des fréquences soutenues sur les points majeurs, puis à desserrer lorsque la stabilité est démontrée. La maîtrise opérationnelle gagne en efficacité lorsqu’on associe chaque contrôle à une donnée de tendance; cela permet d’ajuster objectivement la fréquence. À titre de repère, un point critique peut exiger une surveillance par lot ou par équipe, tandis qu’un contrôle de routine peut rester hebdomadaire. Prévoir une réévaluation de la fréquence au plus tard tous les 90 jours (ancrage cyclique: 90 jours) aide à coller à la réalité terrain et à éviter la surcharge inutile.
Quelles preuves sont attendues en audit interne ?
Un audit interne attend des enregistrements complets, lisibles, horodatés, attribués et liés à des exigences explicites. On cherchera la traçabilité de la décision en cas d’écart (plan de réaction, personne responsable, délai de clôture) et la preuve d’une revue périodique des risques et des contrôles. Dans une maîtrise opérationnelle robuste, les indicateurs de conformité et d’efficacité sont accessibles et mis à jour selon une cadence définie (par exemple hebdomadaire pour les points critiques). Un ancrage utile est de viser un taux de complétude des enregistrements d’au moins 98 % sur les contrôles critiques (ancrage: ≥ 98 %), avec une clôture des écarts majeurs sous 72 heures (ancrage: 72 h). L’ensemble doit être directement exploitable sans retraitement excessif.
Comment éviter la sur-qualité documentaire ?
La sur-qualité apparaît lorsque la documentation excède les besoins de maîtrise des risques et alourdit l’activité. Pour l’éviter, limiter le contenu à ce qui est nécessaire pour reproduire le résultat, prouver l’exécution et déclencher une réaction adéquate. La maîtrise opérationnelle privilégie des supports visuels, des seuils clairs et des formulaires courts. Un repère est de borner les enregistrements à 10–15 champs utiles (ancrage pragmatique: 10–15), de supprimer les doublons et d’instaurer une revue éditoriale annuelle (ancrage cyclique: 12 mois). Enfin, associer chaque document à un propriétaire et à un usage précis empêche la dérive vers des bibliothèques opaques et peu exploitées par le terrain.
Quelle place pour le digital dans la maîtrise opérationnelle ?
Le digital accélère la collecte de preuves, l’analyse de tendance et l’escalade des alertes. Il convient toutefois d’outiller les processus stabilisés, puis d’automatiser ce qui apporte un gain net. Dans une maîtrise opérationnelle équilibrée, les applications mobiles structurent les contrôles au poste, les tableaux de bord partagés objectivent les décisions, et les workflows guident la clôture des écarts. Un jalon utile est de valider les paramétrages sur un périmètre pilote de 60 à 90 jours (ancrage: 60–90 jours), avant extension. Les risques sont la complexité superflue, la perte d’autonomie des équipes et la dépendance aux connexions; des plans de secours papier et des formations ciblées restent nécessaires pour garantir la continuité et la qualité des données.
Comment intégrer les sous-traitants et fournisseurs ?
Ils doivent être inclus dans l’analyse des risques, les exigences de maîtrise et les preuves attendues. Clauses contractuelles, audits de qualification, indicateurs partagés et procédures d’escalade clarifient les attentes. Dans une maîtrise opérationnelle aboutie, les contrôles à réception jouent un rôle d’ultime filet, mais l’essentiel se joue en amont : qualification initiale, suivi de performance, et plans d’actions conjointement pilotés. Exiger au minimum une revue de performance fournisseur tous les 6 mois sur les catégories à risque (ancrage: 6 mois) et des changements notifiés 30 jours avant leur mise en œuvre (ancrage: 30 jours) sécurise la chaîne. Les preuves doivent rester symétriques : ce qui est critique pour vous doit l’être aussi pour eux, avec des formats d’échange convenus.
Notre offre de service
Nous accompagnons les organisations à structurer, déployer et faire vivre un dispositif de maîtrise opérationnelle proportionné aux risques et efficace pour le terrain. Selon les besoins, l’appui combine diagnostic, architecture documentaire, sélection et dimensionnement des contrôles, construction d’indicateurs, ainsi que formation-action des équipes pour pérenniser les pratiques. L’accent est mis sur la clarté des responsabilités, la qualité des preuves et la réactivité en cas d’écart, avec une attention particulière portée à l’appropriation par les managers de proximité. Pour découvrir nos modalités d’intervention et d’accompagnement, consultez nos services.
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Pour en savoir plus sur le Maîtrise opérationnelle, consultez : Norme ISO 22000 Système de management de la sécurité des aliments