Résidus pesticides

Les résidus pesticides constituent un enjeu central pour la sécurité des aliments, la santé au travail et la conformité réglementaire. Dans les entreprises de l’agroalimentaire, de la restauration collective et des achats, la maîtrise de ces substances repose sur une articulation rigoureuse entre prévention à la source, contrôle analytique et gestion documentaire. Les résidus pesticides émergent tout au long de la chaîne, depuis la production primaire jusqu’aux cuisines, avec des facteurs aggravants liés aux origines d’approvisionnement, aux traitements post-récolte et aux pratiques de transformation. En matière de gouvernance, les référentiels de management et les plans de contrôle publics imposent un niveau de traçabilité et d’objectivation qui nécessite des méthodes d’analyse validées, des seuils de décision clairs et un pilotage des non-conformités. Cette page propose une vue pédagogique et opérationnelle du sujet, afin d’établir une autorité thématique solide et d’orienter vers des sous-thématiques N3 complémentaires. Les résidus pesticides sont abordés ici sous l’angle des définitions, des objectifs de maîtrise, des exemples d’application et d’une démarche structurée de mise en œuvre en entreprise, avant de traiter des intentions de recherche les plus fréquentes. À chaque étape, l’objectif est d’articuler efficacité opérationnelle, exigences de preuve et respect des bonnes pratiques, afin que la maîtrise des résidus pesticides s’inscrive durablement dans le système de management SST et HSE.

B1) Définitions et termes clés

Résidus pesticides
Résidus pesticides

La compréhension partagée des concepts est un préalable à toute action. Les résidus pesticides désignent les traces de substances actives ou de leurs métabolites présentes dans ou sur les denrées. La Limite Maximale de Résidus (LMR) est un seuil réglementaire fixé par denrée et substance, selon le Règlement (CE) n° 396/2005. La Dose Journalière Admissible (DJA) et l’ARfD encadrent l’évaluation du risque toxicologique. Le Codex Stan 193-1995 fournit des repères internationaux, à articuler avec les exigences locales. Dans un système de management de la sécurité des aliments, ISO 22000:2018 recommande une approche fondée sur l’analyse des dangers et la maîtrise des points critiques. La preuve analytique repose sur des laboratoires accrédités ISO/CEI 17025 et des méthodes validées (ex. QuEChERS, GC-MS/MS, LC-MS/MS). Les décisions s’appuient sur la conformité aux LMR, la traçabilité des lots, et la gestion documentaire (procédures, enregistrements). Une gouvernance claire permet de prioriser les risques et d’optimiser les ressources de contrôle.

  • LMR (Limite Maximale de Résidus), DJA, ARfD
  • Matrices : fruits/légumes, céréales, produits animaux
  • Méthodes d’analyse : GC-MS/MS, LC-MS/MS, QuEChERS
  • Accréditation des laboratoires : ISO/CEI 17025
  • Cadre réglementaire : Règlement (CE) n° 396/2005, Codex Stan 193-1995

B2) Objectifs et résultats

Résidus pesticides
Résidus pesticides

La maîtrise des résidus pesticides poursuit des objectifs combinant santé publique, conformité et performance opérationnelle. Les résultats attendus se traduisent en indicateurs mesurables, en seuils de décision et en plans d’actions. L’intégration dans un système HACCP structuré (12 étapes) et la cohérence avec ISO 22000:2018 assurent l’alignement entre exigences de preuve et maîtrise des risques. Le pilotage doit distinguer prévention (choix fournisseurs, spécifications), réduction à la source (bonnes pratiques agricoles et de cuisine) et contrôle (analyses ciblées, plan de surveillance). Les tableaux de bord intègrent les taux de non-conformité, les délais de réaction et les coûts associés. Le respect du Règlement (UE) n° 2017/625 sur les contrôles officiels constitue un point de repère pour l’organisation et la documentation des vérifications. Les décisions s’ancrent sur la tolérance au risque, la criticité des matières et l’historique de performance des fournisseurs.

  • [ ] Définir des LMR de référence et des seuils internes (LMR-30 % pour alerte)
  • [ ] Établir un plan d’échantillonnage proportionné au risque
  • [ ] Sécuriser des laboratoires accrédités ISO/CEI 17025
  • [ ] Tracer et documenter selon ISO 22000:2018
  • [ ] Déployer des actions correctives sous 48–72 h en cas d’écart

B3) Applications et exemples

Résidus pesticides
Résidus pesticides

L’implémentation varie selon les contextes : achats, production, restauration, distribution. L’ingénierie pédagogique peut s’appuyer sur des formations dédiées, à l’image de l’offre de NEW LEARNING, pour renforcer les compétences des équipes opérationnelles.

Contexte Exemple Vigilance
Achats Spécifications incluant LMR stricte (LMR-20 % interne) Vérifier la cohérence avec Règlement (CE) n° 396/2005
Production Plan d’échantillonnage ciblé sur fruits à risque Assurer méthodes validées NF EN 15662 (QuEChERS)
Restauration Procédure de lavage/épluchage standardisée Évaluer efficacité réelle (réduction 20–70 % selon procédé)
Distribution Contrôles aléatoires à réception Traçabilité lot/fournisseur sous 24 h

B4) Démarche de mise en œuvre de Résidus pesticides

Résidus pesticides
Résidus pesticides

Étape 1 – Cadrage et gouvernance

Objectif : établir le périmètre, les responsabilités et la logique de pilotage. En conseil, cette phase comprend un diagnostic documentaire, une cartographie des parties prenantes et la définition d’un cadre de décision aligné sur les LMR et la criticité des matières. En formation, l’enjeu est l’appropriation des concepts (DJA, ARfD, LMR) et des mécanismes de preuve. Les actions concrètes incluent la désignation d’un pilote HSE, la formalisation d’un comité qualité-risques, et l’intégration des exigences de traçabilité dans le système de management (cohérence avec ISO 22000:2018). Point de vigilance : éviter un cadrage trop théorique qui néglige les réalités d’approvisionnement et les délais d’analyse. Les arbitrages portent sur les niveaux d’alerte internes (ex. LMR-20 %) et les réactions attendues, afin d’assurer une réponse proportionnée et documentée.

Étape 2 – Analyse des risques et cartographie des flux

Objectif : hiérarchiser les matières, origines et procédés les plus contributifs. En conseil, l’équipe réalise une analyse multicritère (historique non-conformités, saisonnalité, pays d’origine, traitements post-récolte) et construit la matrice de criticité. En formation, les opérationnels apprennent à reconnaître les facteurs aggravants et à renseigner des fiches risques simples. Actions concrètes : recensement des fournisseurs, évaluation des certificats, inspection des étapes sensibles (réception, lavage, transformation). Point de vigilance : la tentation de sur-contrôler des matières à faible risque au détriment des catégories prioritaires. Il convient d’ancrer les choix dans des données vérifiables, d’anticiper la variabilité et d’intégrer des repères réglementaires (Règlement (CE) n° 396/2005) sans rigidifier l’organisation.

Étape 3 – Stratégie d’échantillonnage et analyses

Objectif : définir un plan de contrôles efficace et économiquement soutenable. En conseil, le livrable précise les fréquences, tailles d’échantillons, laboratoires retenus et méthodes (NF EN 15662, LC-MS/MS), ainsi que les seuils d’alerte. En formation, les équipes sont entraînées à prélever sans contaminer, conditionner et expédier selon le mode opératoire. Actions concrètes : contractualiser avec des laboratoires accrédités ISO/CEI 17025, fixer des délais de rendu, et clarifier les modalités de re-prélèvement. Point de vigilance : des résultats “< LOQ 0,01 mg/kg” ne signifient pas “zéro” ; il faut communiquer sur l’incertitude et la limite de quantification. Les arbitrages portent sur le ratio analyses ciblées vs criblage multi-résidus et sur la priorisation des lots critiques.

Étape 4 – Maîtrises opérationnelles et réduction à la source

Objectif : réduire l’exposition via des bonnes pratiques de choix, de préparation et de transformation. En conseil, on formalise des spécifications fournisseurs, des exigences d’attestations, et des procédures de lavage/épluchage calibrées. En formation, les équipes testent les gestes (temps, température, dilution) et comparent les gains attendus. Actions concrètes : référencer des origines mieux maîtrisées, standardiser les protocoles en cuisine, vérifier l’efficacité (réductions typiques 20–70 % selon procédé), et consigner les enregistrements. Point de vigilance : le transfert de risque (peaux/épluchures contaminées) et la variabilité saisonnière. Les limites de faisabilité (coûts, rendements) exigent des compromis transparents et traçables entre prévention et contrôle.

Étape 5 – Indicateurs, décision et traitement des écarts

Objectif : piloter par des données et des seuils explicites. En conseil, le tableau de bord intègre taux de non-conformité, délais de réaction (48–72 h), coûts d’analyses, et suivi fournisseurs. En formation, on apprend à interpréter un rapport analytique (incertitude, LOQ) et à documenter une non-conformité. Actions concrètes : définir des statuts lot (libéré, bloqué, rebut), organiser la communication interne, et déclencher les actions correctives/préventives. Point de vigilance : décisions hâtives sur lecture partielle des résultats ou confusion entre dépassement LMR et risque sanitaire immédiat. L’ancrage sur des référentiels (ISO 22000:2018) et des obligations de contrôle (Règlement (UE) n° 2017/625) aide à sécuriser les choix.

Étape 6 – Compétences, communication et amélioration continue

Objectif : stabiliser les pratiques, prévenir les dérives et capitaliser les retours d’expérience. En conseil, on élabore un plan de compétences, des supports de sensibilisation et un programme d’audits internes. En formation, des mises en situation sont réalisées pour ancrer les réflexes (réception, cuisine, documentation). Actions concrètes : réunions qualité-risques trimestrielles, revues de performance fournisseurs, mise à jour annuelle du plan de contrôles. Point de vigilance : la baisse de vigilance après quelques bons résultats. La logique PDCA (4 étapes) favorise le recalage périodique des priorités, avec des objectifs quantifiés et des indicateurs robustes, afin de maintenir l’attention sur les résidus pesticides sans alourdir inutilement l’exploitation.

Pourquoi surveiller les résidus pesticides ?

Résidus pesticides
Résidus pesticides

La question “Pourquoi surveiller les résidus pesticides ?” renvoie aux finalités sanitaires, réglementaires et économiques. Sur le plan santé, “Pourquoi surveiller les résidus pesticides ?” s’explique par la nécessité de vérifier le respect des DJA/ARfD et de protéger les publics sensibles, particulièrement dans la restauration collective. Côté conformité, le Règlement (CE) n° 396/2005 fixe des LMR par denrée et par substance, et le manquement expose à des blocages de lots, retraits et atteintes à l’image. Sur le plan opérationnel, “Pourquoi surveiller les résidus pesticides ?” permet de hiérarchiser les efforts entre prévention à la source et contrôles, d’allouer des budgets d’analyses là où l’impact est maximal, et d’objectiver le dialogue avec les fournisseurs. L’intégration des résidus pesticides dans un système de management de la sécurité des aliments offre un cadre de décision, en lien avec ISO 22000:2018, qui facilite la traçabilité, la documentation et la priorisation des actions correctives. Les limites résident dans le coût et les délais d’analyses ; d’où l’intérêt d’un échantillonnage proportionné au risque et de seuils d’alerte internes.

Comment choisir une méthode d’analyse des résidus pesticides ?

“Comment choisir une méthode d’analyse des résidus pesticides ?” dépend du couple matrice/substance, des limites de quantification requises et du délai de décision en entreprise. Les méthodes multi-résidus de type QuEChERS couplées à LC-MS/MS ou GC-MS/MS répondent bien aux besoins de criblage à large spectre, tandis que des méthodes ciblées deviennent pertinentes pour confirmer un dépassement. “Comment choisir une méthode d’analyse des résidus pesticides ?” suppose aussi de sélectionner un laboratoire accrédité ISO/CEI 17025, de vérifier la validation sur la matrice (fruits, céréales, produits gras) et la LOQ visée (souvent 0,01 mg/kg). La norme NF EN 15662 fournit un cadre de référence pour QuEChERS ; l’alignement avec ISO 22000:2018 garantit la traçabilité et la maîtrise documentaire. “Comment choisir une méthode d’analyse des résidus pesticides ?” implique enfin d’arbitrer coût/délai/sensibilité : un criblage rapide peut suffire pour libérer un lot, alors qu’une confirmation plus lente s’impose pour une décision de blocage ou de rappel. Les résidus pesticides doivent être interprétés avec l’incertitude de mesure communiquée par le laboratoire.

Quelles limites et incertitudes pour la surveillance des résidus pesticides ?

“Quelles limites et incertitudes pour la surveillance des résidus pesticides ?” concerne les dimensions analytique, statistique et organisationnelle. Les limites analytiques tiennent à la LOQ (souvent 0,01 mg/kg) et aux interférences matrice ; l’accréditation ISO/CEI 17025 et la validation selon NF EN 15662 cadrent les performances. Sur le plan statistique, “Quelles limites et incertitudes pour la surveillance des résidus pesticides ?” renvoie à la représentativité des échantillons et à l’interprétation des résultats proches des LMR, avec obligation de considérer l’incertitude. Côté organisation, les délais d’analyses, les coûts et la variabilité saisonnière peuvent freiner la décision. Le Règlement (UE) n° 2017/625 rappelle le rôle des contrôles officiels, mais la stratégie interne doit rester proportionnée au risque et documentée (ISO 22000:2018). “Quelles limites et incertitudes pour la surveillance des résidus pesticides ?” souligne enfin que les résidus pesticides ne sont pas un indicateur isolé : ils s’articulent avec d’autres dangers chimiques, et nécessitent des arbitrages transparents entre prévention, réduction à la source et contrôle.

Vue méthodologique et structurelle

Sur le plan structurel, la maîtrise des résidus pesticides combine prévention, contrôle et décision documentée. Dans une logique PDCA (4 étapes), la planification s’appuie sur la cartographie des risques, la mise en œuvre sur les spécifications fournisseurs et les procédures de cuisine, la vérification sur les analyses (ISO/CEI 17025), et l’amélioration sur la revue périodique (ISO 22000:2018). Les arbitrages portent sur la profondeur du plan d’échantillonnage, l’allocation budgétaire et le niveau d’alerte interne (ex. LMR-20 %). Le cadre public (Règlement (UE) n° 2017/625) rappelle l’environnement de contrôle, sans se substituer au pilotage interne. Pour être robuste, le dispositif doit relier données d’analyse, traçabilité des lots et décisions opérationnelles, avec une documentation accessible et à jour.

Le tableau comparatif ci-dessous aide à choisir le levier adapté, en conciliant coûts, délais et impact sur les résidus pesticides.

Levier Coût Délai d’effet Impact sur le risque Points d’attention
Prévention à la source (fournisseurs, origines) Moyen à élevé Moyen (1–3 mois) Fort si bien contractualisé Nécessite audits, alignement LMR (Règlement (CE) n° 396/2005)
Réduction en cuisine (lavage, épluchage, cuisson) Faible à moyen Rapide (immédiat) Variable (10–70 %) Standardiser, vérifier efficacité, tracer
Contrôle analytique (criblage/confirmation) Moyen à élevé Rapide à différé (24 h–7 j) Élevé sur décision lot Laboratoires ISO/CEI 17025, LOQ 0,01 mg/kg, incertitude

En pratique, l’enchaînement type s’appuie sur un flux court, compatible avec les contraintes opérationnelles et la maîtrise des résidus pesticides.

  1. Cartographier les matières et origines prioritaires (1 à 2 semaines)
  2. Fixer les spécifications et seuils d’alerte (LMR-20 %)
  3. Déployer le plan d’analyses (NF EN 15662 ; ISO/CEI 17025)
  4. Décider, corriger, et réviser trimestriellement (ISO 22000:2018)

Sous-catégories liées à Résidus pesticides

Sources de résidus pesticides dans l alimentation

Les Sources de résidus pesticides dans l alimentation couvrent l’ensemble de la chaîne, depuis la production primaire jusqu’aux pratiques en cuisine. En amont, les traitements phytosanitaires, les adjuvants post-récolte et les contaminations croisées en station de conditionnement constituent des Sources de résidus pesticides dans l alimentation. Les étapes de transport et de stockage peuvent concentrer certains composés, tandis que la transformation (séchage, pressage) modifie leur distribution dans la matrice. En aval, le tri, le lavage et l’épluchage influent sur l’exposition finale, mais ne suppriment pas toutes les Sources de résidus pesticides dans l alimentation. Un repère utile est la valeur par défaut de LOQ 0,01 mg/kg évoquée dans le cadre du Règlement (CE) n° 396/2005, qui fixe les LMR par denrée et substance. Pour orienter la décision, il est pertinent d’articuler résidus pesticides, origine d’approvisionnement et saisonnalité, avec un échantillonnage plus dense sur les lots sensibles. Afin d’éviter une dispersion des moyens, la hiérarchisation des risques doit être révisée trimestriellement et documentée dans le système qualité. Pour en savoir plus sur Sources de résidus pesticides dans l alimentation, cliquez sur le lien suivant : Sources de résidus pesticides dans l alimentation

Techniques de réduction des pesticides en cuisine

Les Techniques de réduction des pesticides en cuisine reposent sur des gestes standardisés qui visent à diminuer l’exposition sans dégrader la qualité organoleptique. Lavage sous eau courante avec friction, trempage avec solution faiblement acide, épluchage maîtrisé, découpe adaptée et cuisson peuvent réduire les résidus pesticides de 10 à 70 % selon la matrice. Les Techniques de réduction des pesticides en cuisine exigent des protocoles précis (durées, températures, dilution), des enregistrements et des vérifications régulières. Dans une logique de bonnes pratiques, l’alignement avec ISO 22000:2018 et les prérequis de sécurité des aliments (ISO 22002-1) contribue à la cohérence du dispositif, tandis que la méthode HACCP (12 étapes) structure l’évaluation des dangers et des points critiques. Les Techniques de réduction des pesticides en cuisine doivent aussi intégrer la gestion des co-produits (peaux/épluchures), afin d’éviter la recontamination ou le transfert de risque. Pour compléter le dispositif, un plan d’analyses ponctuel (NF EN 15662) permet de valider l’efficacité réelle des gestes. Pour en savoir plus sur Techniques de réduction des pesticides en cuisine, cliquez sur le lien suivant : Techniques de réduction des pesticides en cuisine

Réglementation sur les résidus chimiques dans les aliments

La Réglementation sur les résidus chimiques dans les aliments s’articule autour du Règlement (CE) n° 396/2005 qui fixe les LMR, et du Règlement (UE) n° 2017/625 sur les contrôles officiels. La Réglementation sur les résidus chimiques dans les aliments s’inspire également des lignes directrices du Codex Stan 193-1995, utiles pour les échanges internationaux et les arbitrages techniques. Dans l’entreprise, la conformité implique des spécifications claires, un plan d’analyses proportionné au risque et un traitement documenté des écarts. La Réglementation sur les résidus chimiques dans les aliments requiert aussi une veille active, car les LMR évoluent régulièrement ; une revue semestrielle des référentiels et des matières les plus exposées est recommandée. Côté preuve, le recours à des laboratoires accrédités ISO/CEI 17025 et des méthodes validées (NF EN 15662) sécurise l’interprétation. Enfin, l’articulation avec ISO 22000:2018 garantit la traçabilité, la maîtrise documentaire et la réactivité en cas de non-conformité. Pour en savoir plus sur Réglementation sur les résidus chimiques dans les aliments, cliquez sur le lien suivant : Réglementation sur les résidus chimiques dans les aliments

FAQ – Résidus pesticides

Les résidus pesticides sont-ils toujours dangereux pour la santé ?

Les résidus pesticides ne signifient pas systématiquement un danger immédiat. Le cadre d’évaluation s’appuie sur la DJA et l’ARfD, ainsi que sur les Limites Maximales de Résidus (LMR) du Règlement (CE) n° 396/2005. Un résultat conforme aux LMR, obtenu par un laboratoire accrédité ISO/CEI 17025 avec une méthode validée (NF EN 15662), indique que l’exposition est jugée acceptable selon l’état des connaissances. Cependant, la gestion du risque ne se limite pas à la conformité : la variabilité des lots, les habitudes alimentaires des populations sensibles et l’incertitude de mesure doivent être considérées. Pour une organisation, maîtriser les résidus pesticides revient à combiner prévention, réduction à la source et contrôles proportionnés, afin de rester en dessous des seuils réglementaires tout en fiabilisant la décision opérationnelle.

Quelle est la fréquence idéale des analyses ?

Il n’existe pas de fréquence universelle. La bonne pratique consiste à proportionner la fréquence au risque : criticité de la denrée, historique de non-conformités, pays d’origine, saison, sensibilité du public. Un plan annuel peut inclure des contrôles renforcés sur les périodes à risque et des vérifications aléatoires sur des lots à faible incidence. Les analyses doivent être réalisées par des laboratoires accrédités ISO/CEI 17025, avec des méthodes adaptées (NF EN 15662). La conformité au Règlement (UE) n° 2017/625, qui encadre les contrôles officiels, fournit un repère pour structurer la documentation interne et la traçabilité des décisions. L’essentiel est de maintenir la capacité à objectiver les résidus pesticides tout en optimisant coûts et délais.

Faut-il privilégier le bio pour réduire l’exposition ?

L’approvisionnement biologique peut réduire l’exposition aux résidus pesticides, mais il ne supprime pas la nécessité de vérifier. Les cahiers des charges et contrôles spécifiques limitent l’usage de certaines substances, yet la contamination environnementale et les dérives accidentelles restent possibles. Une stratégie équilibrée combine sélection d’origines fiables, exigences contractuelles explicites (LMR-20 %), et contrôles ciblés. Les gestes en cuisine (lavage, épluchage) complètent utilement le dispositif. Pour statuer, on s’appuie sur des analyses réalisées selon NF EN 15662 par des laboratoires ISO/CEI 17025, et sur la cohérence avec ISO 22000:2018. La gestion des résidus pesticides doit rester factuelle : s’ancrer dans les données, les référentiels et les retours d’expérience, pour éviter des arbitrages purement idéologiques.

Comment interpréter un résultat proche de la LMR ?

Un résultat proche d’une LMR nécessite prudence et méthode. Il convient d’examiner l’incertitude de mesure fournie par le laboratoire, la LOQ (souvent 0,01 mg/kg), et la reproductibilité de la méthode (NF EN 15662). La décision doit intégrer le contexte : denrée, public cible, historique du fournisseur, risques d’image. Un second prélèvement de confirmation peut être pertinent. Documenter l’analyse et la décision est essentiel, en cohérence avec ISO 22000:2018. En cas de non-conformité avérée au Règlement (CE) n° 396/2005, la procédure de gestion des écarts doit prévoir le blocage/retrait du lot, la communication interne et le plan d’actions correctives. L’objectif est de garantir que les résidus pesticides soient maîtrisés de manière proportionnée et traçable.

Quels sont les coûts à anticiper pour un plan de contrôle ?

Les coûts varient selon la profondeur du plan (nombre d’échantillons), les matrices, les délais et les méthodes (criblage multi-résidus vs analyses ciblées). À cela s’ajoutent la gestion de la traçabilité, la formation des équipes et la logistique des prélèvements. Contractualiser avec des laboratoires accrédités ISO/CEI 17025 sécurise la qualité mais a un coût. L’optimisation passe par une hiérarchisation des risques, l’usage de seuils d’alerte internes (LMR-20 %) et la consolidation des volumes d’analyses. Le respect du Règlement (UE) n° 2017/625 et l’alignement avec ISO 22000:2018 facilitent la priorisation et la justification budgétaire. Un dispositif bien calibré évite les dépenses non ciblées, tout en assurant une maîtrise fiable des résidus pesticides.

Comment articuler résidus pesticides et autres dangers chimiques ?

La maîtrise des résidus pesticides s’inscrit dans une approche intégrée des dangers chimiques (mycotoxines, métaux, allergènes de process). Les plans HACCP (12 étapes) identifient les points critiques et fixent des limites opérationnelles, tandis qu’ISO 22000:2018 assure une gouvernance cohérente. L’articulation passe par une cartographie globale des matières à risque, des spécifications fournisseurs harmonisées et une priorisation fondée sur la gravité et la probabilité. Les référentiels externes (Règlement (CE) n° 396/2005, Codex Stan 193-1995) guident les seuils et la méthodologie. En interne, il est judicieux de mutualiser certains prélèvements et d’aligner les circuits de décision. Cette cohérence évite la duplication d’efforts et renforce la capacité à interpréter correctement les résultats sur les résidus pesticides.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration, la mise en œuvre et l’amélioration de leurs dispositifs de maîtrise des résidus pesticides. Notre approche combine diagnostic, cadrage des risques, conception de plans d’échantillonnage, et formation des équipes aux gestes de réduction et à l’interprétation des rapports analytiques. Les livrables incluent matrices de criticité, procédures opérationnelles, tableaux de bord et modèles de décision. Pour découvrir nos domaines d’intervention et affiner votre besoin, consultez nos services. L’objectif est de doter vos équipes d’outils pragmatiques, alignés sur les référentiels en vigueur, avec un pilotage fondé sur des preuves, des seuils explicites et une traçabilité robuste.

Besoin d’un cadrage rapide et opérationnel ? Échangeons pour définir un plan d’actions proportionné à vos risques, vos délais et vos objectifs de conformité.

Pour en savoir plus sur le Résidus pesticides, consultez : Dangers chimiques physiques et allergènes